Contrat Senelec – Akilee : L’autre vérité qui nous est cachée




Le démarrage du projet de déploiement et d’exploitation du système de comptage intelligent (Ami) a connu un blocage incompréhensible du fait d’une polémique soulevée par la nouvelle direction générale de Senelec. À travers une note technique adressée au ministre du Pétrole et des énergies, Mouhamadou Makhtar Cissé, Akilee a regretté cette controverse dont elle ne se considère pas responsable, étant donnée la dynamique de bonne exécution qu’elle avait initiée, et à laquelle Senelec participait activement avant ce revirement soudain et spectaculaire. Akilee a, par ailleurs, apporté des réponses aux quatre points qui ont été soulevés par la Société nationale d’électricité (Senelec). Celle-ci avait a indiqué que la boîte ne peut pas signer avec Akilee un contrat pour fournir 2.700.000 compteurs avec une exclusivité sur 10 ans. Ce point, précise la note, peut s’apprécier suivant plusieurs dimensions comme le volume (2,7 millions de compteurs), la durée (10 ans), l’exclusivité, pour la pose, la fourniture et l’exploitation sur les compteurs et accessoires, les fournisseurs retenus et la capacité de gestion de la chaîne logistique.

Selon la note technique à notre disposition, la direction générale de la Senelec a fini par indexer le contrat du système de comptage intelligent (Ami), et ce, sans aucune raison valable selon Akilee, d’autant que jusqu’ici, son partenaire –Akilee – a toujours respecté tous ses engagements. Et ce, ajoute le Mémo d’Akilee, en toute conformité à ses obligations contractuelles et à ses engagements convenus avec Senelec, et sur la base des liens particuliers établis entre eux dans le cadre du droit des affaires entre deux sociétés commerciales.

Cependant, au regard des différents actes posés par l’actuelle direction générale de la Senelec, il apparaît clairement qu’au-delà du contrat signé en bonne et due forme – et qui est en cause – c’est une vaine entreprise de destruction lancée contre la société Akilee SA. Une lutte ouverte sans ménagement sans aucune réserve est engagée. En effet, dans sa note technique adressée à Mouhamadou Makhtar Cissé, la nouvelle direction générale de Senelec on relève que la Senelec a bloqué le paiement de toutes les factures d’Akilee échues et exigibles, alors même que celle-ci ont été certifiées par les directions opérationnelles et la direction financière, qui confirment l’effectivité et la conformité des services.

Par ailleurs, la Senelec, à ce jour, précise la note, est redevable de près de trois milliards Cfa à Akilee et qu’elle refuse de payer depuis plus de cinq mois. Dans son mémo, Akilee affirme que de son côté, elle aurait pu réagir en bloquant totalement l’accès à Smart-Sen, qui est un des principaux outils utilisés par la direction de la distribution de la Senelec, tout comme elle pouvait refuser les nouvelles expressions de besoin de la Senelec pour l’intégration de nouvelles fonctionnalités dans Smart-Sen, et qui sont hors du périmètre contractuel initial. Tout comme elle pouvait saisir les comptes de la Senelec pour factures impayées.

Loin de telles intentions, Akilee, a préféré agir en tant partenaire de premier rang de la Senelec, consciente du rôle qu’elle joue auprès de la société nationale d’électricité et pour l’utilité des services d’offre qu’elle propose aux Sénégalais. Aussi, elle a choisi de se comporter en responsable tout en dépassant les questions de personnes. Ses dirigeants-responsables ont ignoré toutes ces actions à leur portée pour ne pas répondre à ceux qui cherchent à déstabiliser la société dans les médias et dans l’opinion.

D’où la démarche qui a consisté à adresser la présente note technique au ministre Mouhamadou Makhtar Cissé, et dans laquelle figurent les points litigieux soulevés  par Akilee, notamment cette section consacrée aux nombreuses versions changeantes de la Senelec résultant de la compilation. À titre d’exemple, lors de la première réunion du Comité de pilotage, seuls 4 points avaient été soulevés par la nouvelle direction générale de Senelec. Ce qu’Akilee a répondu dans la note, en faisant savoir la position de sa direction, qui indique que «Senelec ne peut pas signer avec Akilee un contrat pour fournir 2.700.000 compteurs avec une exclusivité sur 10 ans».

Ce point peut s’apprécier suivant plusieurs dimensions, notamment le volume (2,7 millions de compteurs) dans la mesure où Senelec et Akilee ont considéré le volume global de 2,7 millions de compteurs pour une raison économique afin de bénéficier des effets d’échelle. Commander 2,7 millions de compteurs et accessoires par 10 appels d’offres ou plus, reviendra beaucoup plus cher que de les commander à un ou deux fournisseurs connus. Partant de là, pour la phase-pilote, il est convenu de dire que le «Bon de commande Principal» ne signifiait pas un paiement à l’avance sur les 2,7 millions de compteurs. La note technique précise que pour la durée de 10 ans, elle découle du benchmark effectué pour ce genre de projets à travers le monde. Et tient à préciser qu’il ne s’agit pas d’un projet de fourniture de compteurs, mais plutôt de déploiement d’un système visant à réduire les pertes, réduire les charges d’exploitation et améliorer l’expérience des consommateurs sénégalais.

Quant à l’exclusivité du contrat pour Akilee, la note technique souligne que le projet Ami n’est pas un projet de fourniture exclusivement de compteurs, de coffrets et d’accessoires. Il s’agit plutôt d’un grand projet structurant qui a été initié pour réduire les pertes, abaisser les charges d’exploitation et améliorer l’expérience des clients de la Senelec.

C’est dans ce sens qu’il est convenu entre les deux parties que de limiter le nombre de fournisseurs, pour, d’une part, garantir les commandes permettant de bénéficier de l’effet d’échelle ainsi que le refinancement, et d’autre part, éviter les contraintes techniques d’intégration de différentes marques de compteurs dans le système qui va gérer l’ensemble des compteurs. Ce système ne peut être qu’exclusivement que celui offert par Akilee. Or, les fournisseurs sont très réticents à l’idée de partager certaines informations confidentielles avec leurs concurrents. Akilee a donc réussi la prouesse de faire accepter à Hexing (Chine) et à Kaifa (Israël), qui ont en plus l’avantage de connaître le Sénégal, de lui faire confiance pour partager ces éléments confidentiels qui permettront d’intégrer leurs compteurs à travers une seule et unique plateforme : SenAmi. En contrepartie, Akilee s’engageait à garantir ainsi la souveraineté du Sénégal sur ce système.

Quant à la capacité de gestion de la chaîne logistique, Akilee a démontré de manière factuelle, sa complète maîtrise de la chaîne d’approvisionnement sur les plans logistiques, financiers et fiscaux. En seulement 2 ans de collaboration, Senelec n’a jamais eu à reprocher aucune rupture de stock ou défaillance de quelque ordre dans le système Ami d’Akilee ou compteur intelligents. Ainsi, sur près de 352.000 compteurs déjà fournis, les délais d’approvisionnement ont été réduits comme jamais, passant de 12 mois à 2,7 mois. À ce jour, les premiers compteurs du projet Ami qui ont été livrés sans aucun problème dans la gestion logistique, attestent de la fiabilité d’Akilee. Mais pourquoi Senelec veut-elle changer d’embarcation en plein milieu du gué, est cette question que les observateurs se posent, pendant que la polémique s’est enflammé encore hier soir sur Sentv, dans l’émission 90m, chrono.




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