ESSAIS VACCINAUX EN AFRIQUE : L’UE SE DÉMARQUE ET PRÉCISE




« L’Union européenne (UE) ne s’associe aucunement à la possibilité de tester des vaccins en Afrique ». La précision est faite par Irène Mingasson, l’Ambassadrice de l’UE au Sénégal, face à la presse par visioconférence en compagnie du ministre de l’Économie, du Plan et de la Coopération, Amadou Hott, ce mardi, 21 avril.

« Pour l’UE, tous les protocoles-tests de vaccin doivent suivre les règles d’éthique, et qu’il n’est pas question de faire de l’Afrique un laboratoire », répète la diplomate, insistante, soutenant que « l’Afrique est notre partenaire ».

Poursuivant, elle souligne « que dans le domaine de la recherche scientifique en particulier, le plan de réponse de l’UE a une composante importante de mise en réseau de chercheurs et de virologues européens et africains, qui travaillent très intensément pour trouver des solutions ensemble. Je voudrais souligner que nous travaillons avec des partenaires de renom y compris au Sénégal, l’Institut Pasteur, pour la recherche de vaccin. Je voudrais mettre l’accent sur les actions que nous déroulons parce que la recherche est un volet important de notre réponse commune à cet enjeu commun ».

Pour rappel, l’UE a contribué à hauteur de 100 milliards F CFA en dons au Fonds Force Covid-19.

Début avril, dans un échange insultant paru sur la chaine française LCI, le Pr Jean-Paul Mira, chef du service de réanimation de l’hôpital Cochin (Paris), et le Pr Camille Locht, directeur de recherche à l’Inserm, ont évoqué la nécessité de faire des tests en Afrique pour vérifier l’éventuelle capacité du vaccin BCG contre la pandémie de Covid-19.

Des propos qui ont suscité une vague de vives réactions de célébrités et d’anonymes du continent africain, contre cette sortie déplorable de ces deux médecins français dont le pays est pourtant submergé par la propagation du coronavirus. Eto’o, Drogba, entre autres personnalités, ont crié leur indignation.