Pleurnicher pour mieux régner: une opération marketing condamnée à réussir ?




Les discours sur la « pleurniche victimaire » reposent sur un grand paradoxe : les principaux pourfendeurs du « despostisme victimaire » en sont les pratiquants les plus zélés. La « pleurniche victimaire » est ainsi devenue un des principaux fonds de commerce d’une mouvance identitaire qui défend bec et ongles ses (très médiatiques) porte-voix face à des concurrents « issus de la diversité ».

Pleurnicher pour mieux régner…dans les médias: une opération marketing condamnée à réussir ?  (Dossier en 3 parties) 

Extrait de la une du magazine Valeurs Actuelles (semaine du 18 Octobre 2017) mettant à l’honneur le trio des champions intergalactiques, toutes catégories confondues, de la « pleurniche victimaire » par et pour les médias. Les stratégies de ces très médiatiques seigneurs de l’auto-victimisation seront analysées plus en détails dans les deuxième et troisième parties de ce dossier.

Introduction générale au dossier

La dénonciation de la « pleurniche victimaire », généralement attribuée aux minorités issues de l’immigration (postcoloniale) est une des pierres angulaires de la rhétorique néo-identitaire en France.

Pourtant, les discours sur la « pleurniche victimaire » reposent sur un grand paradoxe: les plus féroces pourfendeurs du « despotisme victimaire » en sont les pratiquants les plus zélés. Ces derniers ne ratent jamais une occasion de vilipender publiquement les aventuriers « issus de la diversité » qui osent chasser sur les terres de la “pleurniche victimaire” que les identitaires tendent à considérer comme leur propriété exclusive. Une telle offensive permet aux très médiatiques seigneurs de l’auto-victimisation, qui excellent dans l’art de mettre en scène leur propre persécution, de régner en maîtres incontestés sur le marché de la pleurniche par et pour les médias.

Plus qu’un art tragi-comique, la “pleurniche victimaire” est un business potentiellement rapporteur que certains ont su faire fructifier à grands renforts de mises en scène hollywoodiennes. Mais ce modèle économique a ses limites. Trop gourmands, certains professionnels de la pleurniche sont parfois tentés de pousser le bouchon du foutage de gueule trop loin et finissent ainsi par se prendre les pieds dans le tapis, ou, comme nous le verrons, dans la Saône…

Partie 1: L’anti-victimisation, une vertu républicaine ?

Partie 2: Voyage dans l’univers des (très médiatiques) seigneurs de l’auto-victimisation. (disponible à partir du 19 juin)

Partie 3 La pleurniche victimaire des médiacrates: vertus et vertiges d’un business pas toujours lucratif. ( disponible à paraître du 21 juin)




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