RITUELS ET AUTRES PRATIQUES SOMBRES ATTRIBUES À LA FRANC-MACONNERIE : L’ignorance conforte la paresse intellectuelle de beaucoup




Depuis quelques mois, des crimes monstrueux sont commis dans notre pays pour ne pas dire dans toute l’Afrique. Des crimes rituels. Des crimes commandités et commis par d’innombrables adeptes d’une vie facile, d’argent facile, de pouvoir mystique.

De l’Afrique du Sud au Nigeria, aucun pays n’est épargné. Et les raisons restent toutes identiques. Il n’est pas interdit de donner son avis et opinion sur le sujet, bien au contraire.

Toutefois, faire un parallèle entre ces drames et certains cercles de réflexion ou organisations fermés (Franc-maçonnerie, Jésuites, Ordre de Malte, Opus Dei…) est un raccourci simple et dangereux. Dangereux, car il en va de la liberté de tous.

L’anti-maçonnerie primaire de certains voudrait désigner celle-ci comme commanditaire des crimes rituels commis au Sénégal en raison de l’aspect secret et fermé de cette organisation.

Peuvent-ils apporter une preuve solide à ces accusations ? Non. Peuvent-ils explicitement désigner un membre, ici, au Sénégal, qui serait le commanditaire de tels actes ? Ou ayant eu recours à de telles pratiques? Non.

La maçonnerie est avant tout une société qui vise à enseigner une philosophie morale à ses membres. Le travail véritable en loge est une réflexion progressiste tant pour le maçon lui-même que pour la société dans laquelle il évolue.

C’est ainsi que les maçons français ont oeuvrés entre autres, pour la laïcisation de l’enseignement, la séparation de l’Eglise et de l’Etat et de l’extension du vote aux femmes…

La culture politique du secret n’est pas l’apanage de la Franc-maçonnerie. La Franc-maçonnerie, n’est ni une société clandestine, ni une société secrète – mais plutôt une société à secrets qui cultive la discrétion. Toute la société contemporaine est une société secrète et “la modernité n’en finira jamais de sécréter du secret”. La Franc-maçonnerie développe une entraide interne réelle et une solidarité à relents caritatifs externe. Ainsi, de s’interroger sur une organisation et son fonctionnement est une chose. Méconnaître son histoire, l’indexer ou accuser certains membres sans véritable preuve sur un sujet aussi grave que sont les crimes rituels en est une autre et relève d’une paresse intellectuelle que certains bien-pensants devraient nous épargner. L’heure est à la sagesse et à un travail de fond pour une meilleure société et un meilleur devenir de l’ensemble de nos concitoyens sans distinction aucune.

Fraternellement,

Amadou Goudiaby

Co-founder Ama.G Business international