Le Sénégal dans l’économie de la drogue ?




Celle-ci se caractérise par un triptyque, blanchiment de l’argent de la cocaïne, corruption et spéculation foncière, mis en évidence par les propos de l’honorable Cissé Lô sur le trafic de drogue au Sénégal, les rapports de l’IGE et les scandales fonciers à répétition.

Les propos, de l’honorable Cissé Lô propulsé par l’APR à la tête du parlement de la CEDEAO, lieu d’observation par excellence, m’amènent à considérer l’hypothèse d’une économie sénégalaise corrompue et qui blanchit l’argent de la drogue. On doit prendre au sérieux les avertissements de Cissé Lô, surtout que nous avons expérimenté les ravages de John Obi, il y a quelques années, ce nigérian condamné pour trafic de drogue au Sénégal. En octobre 2012, le Président Macky Sall avait souligné la gangrène de l’argent sale dans l’économie. Celle-ci n’a pas diminué sous son magistère.

Il y a quelques années, j’avais fait observer un écart inexplicable entre l’évolution de la masse monétaire et le PIB au Sénégal de l’ordre de 250 milliards de FCFA environ hors biais statistiques d’une part. D’autre part, des rapports de l’ONUDC, l’organisme des Nations Unies chargé de la lutte contre la drogue dans le monde, montraient qu’une manière de repérer les économies qui blanchissent l’argent de la drogue est d’étudier les évolutions erratiques de la masse monétaire. Il est probable qu’un montant annuel de 150 milliards nourrit une narco économie articulée dans la corruption dans l’administration notamment, la pression sur le foncier et l’immobilier de luxe et alimentée par ces cargaisons de cocaïne saisies à Dakar, dans une sous région devenue zone de transit selon l’ONUDC. La narco économie ne génère que corruption, inégalités sociales et régimes despotiques. En principe, une commission d’enquête parlementaire s’impose. Je doute que BBY accepte une telle proposition.

Mamadou Lamine Diallo, Président du mouvement Tekki.