Examen: Le cas particulier de l’Ecole renaissance des sourds




Malgré les perturbations du calendrier scolaire liées à la Covid-19, l’Ecole renaissance des sourds (Ers) veut maintenir l’excellence. Spécialisée dans l’éducation des enfants malentendants, qui a souvent eu 100 % au Cfee et au Bfem, celle-ci a déroulé les cours normalement grâce aux Tic. Elle s’achemine, en toute sérénité, vers les examens scolaires, à l’instar des autres écoles.

Après l’arrêt dû à la Covid-19, l’Ecole renaissance des sourds (Ers), qui cible une couche particulière de la population, a repris les cours, comme tous les autres établissements scolaires. L’immeuble de trois étages, qui lui sert de siège au quartier Mariste 2, sonne creux ces jours. L’ambiance est calme comparée aux autres années scolaires. Dans cette école, peu d’élèves sont concernés par la reprise. Sur les 140 élèves que compte l’établissement, seuls 15 ont repris les cours. Il s’agit des candidats aux examens : 9 pour le Certificat de fin d’études élémentaires (Cfee) et 6 pour le Brevet de fin d’études moyennes (Bfem). La directrice de l’Ecole renaissance des sourds, Anne Marie Tenning Diouf Marone, confirme que les deux classes de Cm2 et de Troisième ont démarré les cours depuis le 25 juin. « Nous avons amélioré les conditions de prise en charge des enfants et veillons au respect strict des mesures barrières », explique-t-elle. Compte tenu du nombre limité de candidat, il n’a pas été difficile de faire respecter la distanciation physique dans les salles spacieuses.

En 2019, l’école a eu au Cfee un taux de réussite de 100 %. Le même taux au Bfem en 2018. Cette année, malgré l’arrêt dû au coronavirus, l’établissement veut relever le défi de l’excellence, selon sa directrice. Depuis le 25 juin dernier, les cours sont dispensés correctement par les élèves des classes d’examen. Pour bien préparer les examens du Cfee et du Bfem, cette école avait misé, pendant l’arrêt dû par la Covid-19, sur les technologies de l’information et de la communication pour ne pas perdre du temps.

« On avait créé des groupes WhatsApp pour les deux classes d’examen pour permettre aux élèves de se connecter et de travailler à la maison. Ils envoyaient individuellement les exercices traités à leurs maîtres », a expliqué Mme Marone. A côté des Tic, il fallait aussi utiliser la langue des signes pour permettre aux enfants de comprendre et de suivre les cours en ligne. Toutefois, celle-ci déplore le fait que les élèves malentendants n’ont pas été pris en compte dans le programme « Apprendre à la maison » du ministère de l’Education nationale.

« C’est très difficile pour nos élèves d’apprendre à la maison puisqu’il n’y a pas d’interprète dans ses cours diffusés à la télé. C’est pourquoi nous avons fait nos propres cours en ligne avec le réseau WhatsApp en intégrant la communication avec les signes parce que même les parents des enfants sourds ne maîtrisent pas souvent la langue des signes », précise Mme Marone. Pour les examens, l’école travaille avec l’inspection de l’éducation et de la Formation (Ief) de Grand Dakar. Chaque année, cette dernière met à sa disposition une salle dédiée pour les candidats au Cfee et au Bfem, renseigne-t-elle.




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