À la Une: premier débat télévisé entre Donald Trump et Joe Biden à Cleveland dans l’Ohio




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Le candidat démocrate à la présidentielle américaine, Joe Biden et le président sortant Donald Trump se rencontrent pour leur premier débat télévisé ce mardi 29 septembre 2020. REUTERS/Carlos Barria/Leah Millis

« Le succès du débat présidentiel de mardi dépend de deux choses : premièrement de la capacité des candidats à exprimer leurs opinions de façon à éclairer les électeurs. Et deuxièmement de l’attitude des manifestants à l’extérieur de la salle, qu’on espère pacifique ». C’est ce qu’a déclaré le maire de Cleveland, Frank Jackson, cité par le journal local The Plain Dealer.

Donald Trump sur la défensive ?

Beaucoup d’éditorialistes estiment qu’à quelques heures du débat Donald Trump est clairement sur la défensive. « Les révélations explosives du New York Times sur sa situation fiscale ont nui au président à un moment critique de la campagne : juste avant le débat et alors que Donald Trump tente de rattraper son retard dans plusieurs États clés », souligne The Hill. « Les informations du New York Times ont visiblement pris de court l’équipe de campagne Trump », estime de son côté le Washington Post. « Durant le débat de ce soir le président va devoir répondre aux questions gênantes », prédit le journal. « Comme celle de savoir s’il est approprié pour un milliardaire autoproclamé de payer moins d’impôts que les familles américaines qui ne gagnent que 50 000dollars par an ».

Quelle stratégie pour Joe Biden

Que doit faire Joe Biden pour sortir vainqueur du débat de ce soir ? D’abord « comprendre son adversaire », estime le New York Times. Et Joe Biden a eu quatre ans pour comprendre le fonctionnement de Donald Trump. « Le président se comporte souvent comme un enfant qui pique une crise de colère au supermarché », estime la sociologue Marta Beck dans les colonnes du quotidien. « Si la mère se roule par terre et pique une crise à côté de son enfant, les choses ne s’améliorent pas. Si elle continue simplement à faire les courses, les choses ne s’améliorent pas non plus. Quelqu’un doit dire : stop ! C’est inacceptable ! ».

Le journal USA Today conseille à Joe Biden de garder son calme et de revenir, quoi qu’il arrive, toujours sur les sujets de fond : la pandémie, la crise économique, l’assurance maladie. « Face à un Donald Trump probablement impulsif et bruyant, Joe Biden n’aura ainsi aucun mal à montrer que l’adulte, c’est lui ».

Le vote par correspondance : l’un des sujets probablement débattus

Défendu par les démocrates en raison de la crise sanitaire, le président et avec lui le parti républicain n’ont de cesse de décrédibiliser cette manière de voter en arguant qu’elle favoriserait des cas de fraude. Ce bras de fer politique s’est transformé en bataille judiciaire. « Des centaines de procès dans 44 des 50 États sont en cours », rapporte le Washington Post, « pour garantir l’accès au vote par correspondance ». Le quotidien a analysé 90 poursuites judiciaires et est arrivé à la conclusion que « les juges se montrent largement sceptiques face à l’argumentaire déployé par les républicains. Dans aucun cas un juge n’a soutenu l’avis du président Trump selon lequel la fraude serait un problème suffisamment important pour influencer le résultat de l’élection présidentielle ».

Stérilisations forcées présumées dans centre de détention pour migrants aux États-Unis : le Mexique ouvre une enquête

Après le scandale des stérilisations forcées pratiquées sur les femmes latino-américaines détenues dans un centre pour migrants sans papier aux États-Unis, le gouvernement mexicain a ouvert une enquête hier.

« L’annonce a été faite par le ministère des Affaires étrangères qui dit se pencher sur les plaintes pour faute professionnelle médicale, et en particulier les cas d’hystérectomies présumées effectuées sans consentement au centre de détention pour migrants du comté d’Irwin, en Georgie », rapporte El Diario de Mexico. « Le gouvernement mexicain a rappelé que ce centre est placé sous la responsabilité de l’ICE, l’agence américaine de police douanière et de contrôle des frontières ».

« Il y a quelques jours », poursuit encore le journal, « l’ICE a indiqué que le gynécologue mis en question dans cette affaire a été relevé de ses fonctions. L’agence américaine de l’immigration a cependant déclaré qu’elle contestait avec véhémence l’idée que les détenues soient utilisées pour des expérimentations médicales ».




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