Ankara répond à Paris après les propos de Macron sur le Haut-Karabakh




Ekaterina Bogdanova. Sputnik France

Le soutien de la France à l’Arménie revient à approuver l’occupation arménienne de la région du Haut-Karabakh, a annoncé le ministre turc des Affaires étrangères ce 30 septembre.

Ce mercredi 30 septembre, le ministre turc des Affaires étrangères, Mevlut Cavusoglu, a répondu à Emmanuel Macron qui avait qualifié plus tôt dans la journée d’«inconsidérées» et de «dangereuses» les déclarations turques sur le conflit en cours entre l’Arménie et l’Azerbaïdjan au Haut-Karabakh.

«Si le Président Macron ne s’inquiète pas pour les terres de l’Azerbaïdjan, alors sa démonstration de solidarité à l’encontre de l’Arménie signifie un soutien à l’occupation», a-t-il indiqué durant une table ronde à l’agence de presse Anadolu.

Déclarations «inconsidérées» et «dangereuses»

Plus tôt dans la journée, Emmanuel Macron a dit être «préoccupé» par les déclarations turques «inconsidérées» et «dangereuses» sur le conflit en cours entre l’Arménie et l’Azerbaïdjan au Haut-Karabakh.

Le Président français a en outre affirmé qu’il prévoyait d’avoir des conversations téléphoniques ce mercredi avec Poutine et ce jeudi avec Trump concernant cette situation.

Soutien «sur le champ de bataille»

La veille, le ministre turc des Affaires étrangères a déclaré qu’Ankara était prêt à soutenir l’Azerbaïdjan dans le conflit au Haut-Karabakh, tant sur le plan diplomatique que militaire.

«La Turquie est prête à soutenir l’Azerbaïdjan à la fois à la table des négociations et sur le champ de bataille», a-t-il lancé. Selon lui, la solution pour sortir de l’impasse est «le retrait de l’Arménie des territoires occupés».

De violents combats se poursuivent dans la zone de conflit du Haut-Karabakh. Des pertes en personnel et en matériel sont à déplorer des deux côtés.

Réactions de la communauté internationale

Le Conseil de sécurité de l’Onu a réclamé le 29 septembre dans une déclaration unanime un «arrêt immédiat des combats».

L’Union européenne a jugé le 28 septembre la situation au Haut-Karabakh «très préoccupante» et toute ingérence dans cette région «inacceptable».

De son côté, Moscou a exhorté les deux parties à cesser le feu et à commencer des négociations.




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