CONFIDENCES D’UN DÉLINQUANT SEXUEL MINEUR : «C’est ma sœur qui m’obligeait à coucher avec elle, j’ai voulu essayer ailleurs»




Le phénomène de viol sur mineur prend des proportions inquiétantes en Guinée. Le dernier en date est celui d’un cas qui s’est produit à Matoto (Conakry) courant début du mois de juin 2020. En effet, il s’agit de trois gamins âgés de 13, 14 et 15 ans qui ont abusé d’une fillette de 6 ans.

À cette date, les trois enfants mis en cause, ont été interpellés depuis le 13 juin dernier et auditionnés par la Brigade Spéciale de Protection des Personnes Vulnérables (BSPPV). Selon les responsables de cette brigade de la gendarmerie, les gamins ont reconnu les faits et ils ont été déférés devant le juge du tribunal pour enfant qui se trouve à Kaloum.

Adjudant-Chef Bernard Tenguiano, commandant de la BSPPV revient sur les faits. «Les faits se sont déroulés à Matoto. On les a entendus, les trois ont reconnu les faits parce que ça n’a pas été un viol collectif. Quand le premier a tenté avec la fille il est venu dire à ses amis. Ainsi de suite, l’autre aussi est parti il a tenté, il a dit au troisième. Maintenant c’est le troisième qui a été pris en flagrant délit. Ainsi, quand la fille a été entendue elle a dénoncé les deux autres un jour après», a expliqué l’officier de la gendarmerie qui s’est occupé du dossier avant d’ajouter : «les enfants ont les a entendus, ils ont reconnu les faits et ont les a conduits au tribunal pour enfant».

Le Club des jeunes filles leaders de Guinée a suivi le dossier dès au départ. Selon la secrétaire générale du Club, Kadiatou Konaté, «la fille a reçu les premiers soins». À l’en croire, «une fois encore le problème de centre de rééducation se pose. Avant c’est les personnes âgées qui violaient les enfants. Maintenant la tendance est en train d’évoluer. Ce sont les enfants eux-mêmes qui commencent à entrer dans la danse en violant leurs amies enfants. Je me pose la question, pourquoi les enfants commencent à entrer dans la danse» ?

Le premier a regardé dans un téléphone, le deuxième disait c’est à travers un film pornographique

Pour le cas particulier de ces trois gamins, Kadiatou Konaté révèle : «Moi, j’ai fait en sorte d’écouter les enfants ; le premier me disait qu’il a regardé dans un téléphone, le deuxième disait c’est à travers un film pornographique qu’il a regardé et le troisième disait que c’est une grande sœur qui l’obligeait à coucher avec elle. Finalement lui aussi il voulait essayer ça avec une autre personne.»

Bref, pour l’activiste, «c’est l’influence des réseaux sociaux, l’influence du numérique, des téléphones que les enfants ont, la télé…».

Pour finir elle voudrait, «qu’on veille strictement sur l’éducation des enfants. Quand on dit éducation des enfants on parle au-delà de l’éducation qu’on donne à l’école. Que ce soit à la maison ou ailleurs, il faut qu’on veille sur les enfants sinon ils vont devenir des délinquants criminels parce que le viol est un crime».




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