Coronavirus: un deuxième vol de rapatriés de Wuhan a atterri en France




Le second avion de rapatriés de Chine a atterri ce dimanche après-midi à Istres dans le sud de la France avec 254 personnes qui ont quitté Wuhan, épicentre de l’épidémie de coronavirus, parmi lesquelles beaucoup d’étrangers, de 29 nationalités différentes, et 65 Français. Une vingtaine de passagers présentant des « symptômes » sont restés sur le tarmac en attente d’un test.

C’est un Airbus A380 de la compagnie portugaise Hi Fly qui s’est posé sur la piste de la base militaire française d’Istres. À bord, 254 personnes, mais toutes ne sont pas descendues. L’avion fait une deuxième escale en Belgique, où des Belges, des Danois, des Néerlandais ou en encore des Tchèques doivent être pris en charge par les autorités de leurs pays. Au total ce sont donc des personnes de 30 nationalités différentes qui ont fait le voyage depuis Wuhan, dont 65 Français.

124 étrangers sont retournés dans leurs pays par avion, a précisé à l’AFP la base militaire d’Istres. En revanche, « une soixantaine de non Européens d’origine variée, Mexique, Rwanda, Brésil, Géorgie » restent sur le sol français, a expliqué au cours d’une conférence de presse à Paris la ministre de la Santé Agnès Buzyn.

Trente-six passagers présentaient des « symptômes »

Trente-six des passagers sur ce vol présentaient des « symptômes » à leur arrivée à Istres, a détaillé la ministre. Seize d’entre eux sont déjà repartis dans leur pays, mais « une vingtaine » de ressortissants français et non européens « sont restés sur le tarmac » à Istres, « sous la surveillance des médecins militaires le temps d’avoir un test », a expliqué la ministre.

« En fonction du résultat du test, ils seront soit hospitalisés si le test est positif », ou ils rejoindront un des deux lieux de quarantaine choisis par les autorités pour accueillir les rapatriés dans les Bouches-du-Rhône, a-t-elle ajouté.

Parmi les passagers en bonne santé rentrés ce dimanche, les personnes isolées et les couples ont rejoint une école d’officiers de sapeurs-pompiers à Aix-en-Provence, l’Ensosp, où ils passeront les 14 jours de confinement. Cette école est située dans une zone rurale, loin des habitations.

Les familles avec enfants ont, quant à elles, rejoint les quelque 180 personnes, en majorité françaises, arrivées vendredi et isolées depuis dans un centre de vacances de Carry-le-Rouet, une station balnéaire proche de Marseille.

Il s’agit a priori du dernier rapatriement de ce genre, selon le ministre des Affaires étrangères, tous les Français de la région de Wuhan qui ont demandé à revenir dans l’Hexagone ont pu le faire. Jean-Yves le Drian n’exclut cependant pas d’autres transports si besoin, en avion sanitaire si des cas suspects se présentaient.