Coronavirus : un navire-hôpital militaire à New York, plus de 3 000 morts aux États-Unis




Coronavirus : un navire-hôpital militaire à New York, plus de 3 000 morts aux États-Unis
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Un navire-hôpital militaire de 1 000 lits est venu soulager New York lundi, alors que le Covid-19 se propage de plus en plus vite aux États-Unis où près de 70 % de la population est confinée. De son côté, Donald Trump a indiqué que les États-Unis allaient envoyer à l’Italie environ 100 millions de dollars de fournitures médicales dont ils n’ont pas besoin.

“C’est un symbole d’espoir”, selon le maire de New York Bill de Blasio. Le navire militaire USNS Comfort, d’une capacité de 1 000 lits et de 12 blocs opératoires, est arrivé vers 10 h 30 locales (16 h 30 en France), lundi 30 mars. Il doit permettre de décharger les hôpitaux new-yorkais de malades ne nécessitant pas des soins liés au nouveau coronavirus. Un autre hôpital doit ouvrir dans le centre de conférence Javits Center à Manhattan, qui pourra accueillir près de 3 000 malades non touchés par le virus.

Le nombre de personnes atteintes du Covid-19 augmente à toute vitesse aux États-Unis : plus de 163 000 cas confirmés, pour plus de 3 000 morts, selon les derniers chiffres de l’université Johns Hopkins. Le seul État de New York, épicentre de la pandémie dans le pays, comptait lundi soir plus de 67 000 cas confirmés et plus de 1 200 morts, selon le gouverneur Andrew Cuomo. Et le virus se propage, frappant désormais durement les États du New Jersey, de la Louisiane, de l’Illinois ou de la Floride.

Bill de Blasio a souligné que sa ville avait encore besoin en urgence, rien que pour tenir la semaine, de quelque 400 respirateurs artificiels et de renforts de personnel médical.

70 % des Américains confinés

Cette aggravation de la situation a poussé Donald Trump à prolonger jusqu’à fin avril les consignes de confinement et de restrictions visant à ralentir la propagation du coronavirus, plutôt que de les alléger d’ici Pâques, le 12 avril, comme il l’avait espéré.

Tout en appelant les gens à “rester chez eux”, le président américain a redit lundi qu’il était “peu probable” qu’il décrète un confinement strict au niveau national. Les mesures sont prises pour l’instant au niveau des États fédérés et plus de 70 % des Américains sont déjà concernés par un confinement, avec l’ajout lundi du Maryland, de la Virginie et de la capitale fédérale Washington. Il a toutefois prévenu que le mois d’avril serait crucial : “Il s’agit de 30 jours vitaux. Nous allons tout faire pendant ces 30 jours.”

Le confinement et la distanciation sociale qui en découle ont permis de réduire de moitié le taux de reproduction du nouveau coronavirus en trois semaines, selon une étude statistique menée dans la région de Seattle, un des principaux foyers de Covid-19 aux États-Unis. Dans d’autres États, le confinement a du mal à être respecté. Ronald Howard-Browne, un célèbre pasteur évangélique de Floride a ainsi été arrêté lundi pour avoir célébré l’office de manière “répétée” avec des centaines de fidèles, ignorant les ordres de confinement.

“30 jours cruciaux”

Le président américain a par ailleurs déclaré que plus d’un million d’Américains avaient subi des tests de dépistage du coronavirus. “Tout le monde a un rôle à jouer pour remporter cette guerre. Chaque citoyen, famille et commerce peut faire la différence pour stopper le virus. C’est notre devoir patriotique commun. Des moments difficiles s’annoncent au cours des 30 prochains jours et il s’agit de 30 jours vraiment vitaux.”

Donald Trump a également annoncé que les États-Unis avaient commencé à se procurer à l’étranger du matériel de protection médical. “Nous en obtenons de partout dans le monde et nous envoyons aussi dans d’autres régions les choses dont nous n’avons pas besoin”, a-t-il déclaré. Le chef de la Maison Blanche a indiqué s’être entretenu avec le président du Conseil italien, Giuseppe Conte, et que les États-Unis allaient envoyer à l’Italie environ 100 millions de dollars de fournitures médicales dont ils n’ont pas besoin.

Donald Trump a par ailleurs salué la décision de Ford et de General Electrics, qui ont annoncé dans la journée qu’ils allaient produire 50 000 respirateurs en 100 jours puis 30 000 appareils par mois tant que cela serait nécessaire. Il a relevé que General Motors et d’autres sociétés basées aux États-Unis allaient elles aussi fabriquer des appareils de respiration. Les surplus seront envoyés en Italie, en France, en Espagne et dans d’autres pays qui en ont besoin, a ajouté Donald Trump.

En parallèle, les salariés des plateformes américaines de distribution Amazon et Instacart se sont mis en grève lundi, en plein confinement à New York et San Francisco, accusant leurs employeurs de ne pas suffisamment les protéger face au nouveau coronavirus.

Avec AFP et Reuters