Covid-19 en France: près de 5000 nouveaux cas en trois jours




Emmanuel Macron va présider, mardi 11 août, un double Conseil de défense. Il abordera l’attaque meurtrière survenue au Niger, ainsi que la situation de l’épidémie de Covid-19. Car le nombre de cas positifs est à la hausse. La France n’est pas à l’abri d’une reprise incontrôlée, et les autorités sanitaires font état d’une accélération de la circulation du virus.

Dans son communiqué publié lundi 10 août, la Direction Générale de la Santé dit avoir enregistré 785 nouveaux cas positifs de Covid-19 en l’espace de 24 heures. À titre de comparaison, l’Italie, elle, en a comptabilisé 259 de plus en une journée. Et si l’on remonte au vendredi 7 août, la France compte plus de 4 800 nouveaux malades en l’espace de trois jours, ainsi que 16 décès supplémentaires (30 340 au total depuis le début de l’épidémie).

Depuis dimanche, 21 nouveaux clusters sont apparus dans le pays. Le nombre de patients en réanimation est aussi en légère augmentation : ils sont 396, soit 13 de plus que vendredi.

Le président de la République va évoquer cette situation sanitaire préoccupante lors du double Conseil de défense qui doit se tenir en visioconférence mardi 11 août. La DGS, elle, s’inquiète particulièrement d’une intensification de la circulation du nouveau coronavirus dans les métropoles parisienne et marseillaise.

Les 20-40 ans sont majoritaiement asymptomatiques, mais ils contaminent les plus vulnérables


En Île-de-France, le nombre de patients ne cesse d’augmenter depuis la mi-juillet, pour atteindre près de 500. Une tendance inédite depuis le déconfinement survenu mi-mai. Cette augmentation a conduit à l’imposition du masque en extérieur dans de nombreuses communes de banlieue ainsi que dans les quartiers les plus fréquentés de Paris.

À Marseille, deuxième plus grande ville de France, le masque est également obligatoire désormais dans trois zones (Vieux-Port, Cours Julien et Escale Borely), jusqu’au 30 août inclus, sur décision préfectorale. Dans la cité phocéenne, le niveau de vulnérabilité est passé de limité à modéré, soit le deuxième niveau sur trois. Dans les métropoles parisienne et marseillaise, c’est dans la tranche d’âge des 20-40 ans que l’accélération des contaminations se constate le plus, à la faveur des rassemblements festifs.

La préfecture des Bouches-du-Rhîne rappelle que, dans la majorité des cas, ces personnes sont asymptomatiques et contaminent leurs proches, plus vulnérables. Dans un premier temps, policiers et médiateurs se contenteront de faire de la sensibilisation auprès du public. Mais ça ne durera pas longtemps. Le non-respect du port du masque sera très vite sanctionné d’une amende de 135 euros minimum.