Covid-19 : la France bat un record de contaminations avec 13 215 nouveaux cas




La France a enregistré, vendredi, un nouveau record quotidien de cas de contamination par le coronavirus avec 13 215 cas diagnostiqués en 24 heures. Tous les signes d’une aggravation de l’épidémie de Covid-19 sont présents y compris l’augmentation du nombre de décès s’alarme Santé publique France.

La reprise de l’épidémie de coronavirus se confirme dans l’Hexagone. La France a enregistré, vendredi 18 septembre, un nouveau record quotidien de cas de contamination par le coronavirus avec 13 215 nouveaux cas diagnostiqués en 24 heures. Le précédent record, établi la veille, marquait une progression de 10 593 cas selon les chiffres fournis par Santé publique France (SpF).

Le nombre de nouvelles hospitalisations sur les sept derniers jours s’élève par ailleurs à 3 626 contre 3 223, jeudi, et 2 976 mercredi. La France a enregistré 123 nouveaux décès en 24 heures, ce qui porte le total de décès à 31 249 depuis le début de l’épidémie en mars dernier.

Santé publique France précise que cette hausse marquée de la mortalité en 24 heures s’explique en partie par un rattrapage de données qui concerne 76 décès jusque-là non intégrés aux bilans.

Les indicateurs passent au rouge

Circulation du virus chez les personnes âgées, nombre de “clusters” et même désormais nombre de décès : “tous les indicateurs” d’une aggravation de l’épidémie de Covid-19 sont présents, avertit, l’agence sanitaire dans son dernier point hebdomadaire.

“Pour la première fois depuis la levée du confinement, on observe une augmentation des décès pour Covid-19″, avec un doublement à 265 morts, après 129 la semaine précédente”.

“Ce sont des décès qu’on observe aussi bien au niveau hospitalier que dans les établissements d’accueil pour personnes âgées”, a précisé au cours d’un point de presse en ligne Sophie Vaux, épidémiologiste à SpF.

Les indicateurs de l’épidémie à l’hôpital, repartis à la hausse depuis deux mois, ont continué à se dégrader la semaine dernière, avec “une augmentation des passages aux urgences pour suspicion de Covid-19 (+50 %), des nouvelles hospitalisations (+45 %), ainsi que des admissions en réanimation (+48 %)”.

“Ces augmentations appuient la nécessité de protéger les personnes les plus vulnérables” et montrent que “l’adoption par tous de l’ensemble des mesures de prévention est essentielle”, souligne l’agence sanitaire.

Un durcissement des restrictions

Le préfet des Alpes-Maritimes a annoncé, vendredi, que “les rassemblements de plus de 10 personnes dans les parcs, jardins, plages et sur les quais de la commune seront désormais interdits”. Les débits de boisson de Nice devront fermer à 0h30, a-t-il ajouté, tandis que la vente à emporter et la consommation d’alcool dans l’espace public seront proscrites après 20 heures. Jusqu’ici limité à 5 000 personnes, les grands rassemblements ne pourront pas dépasser le millier de participants.

Des mesures similaires entreront bientôt en vigueur à Lyon. À Paris et en Île-de-France, les rassemblements privés de 10 personnes ne sont pas interdits mais déconseillés.

“Un nombre significatif de foyers épidémiques trouve son origine dans le cadre familial ou amical. Il appartient donc à chacun de protéger ses proches en reconsidérant l’organisation de rassemblements privés, dès lors qu’ils comprennent plus de dix participants”, soulignent, dans un communiqué commun, l’Agence régionale de santé (ARS) d’Île-de-France, la préfecture de région et la préfecture de police de Paris.


Feu vert pour l’utilisation des tests salivaires

Par ailleurs, la Haute autorité de Santé (HAS) a donné un avis favorable, vendredi, à l’utilisation des tests salivaires pour détecter les infections par le nouveau coronavirus, mais uniquement chez les personnes présentant des symptômes.

Les tests salivaires permettent de déceler la présence du matériel génétique du coronavirus à partir d’un simple prélèvement de salive. C’est une démarche plus facile, plus rapide et moins désagréable que le prélèvement actuel de référence (RT-PCR), qui nécessite qu’on introduise profondément un long écouvillon dans le nez de la personne.

Les pouvoirs publics espèrent que l’arrivée des tests salivaires permettra de réduire les délais des tests, actuellement trop long.

Avec Reuters et AFP