Emigration clandestine : BRING BACK OUR BOYS ! Ils sont violés, vendus et tués par les libyens




Pour les migrants africains, l’enfer existe, c’est la Libye : détention arbitraire dans des cachots
improvisés, confiscation des documents d’identité, viols, humiliations sexuelles, prostitution
forcée, travail forcé, coups, blessures et sévices psychologiques, exploitation domestique et
champêtre, privation de nourriture, de sommeil et de soins, servitude pour dette arbitraire, ventes
aux enchères comme de la marchandise ou du bétail. C’est du terrorisme racial. Imaginons que
L’Etat islamique enlève 200 jeunes filles Blanches et en fait des esclaves. L’Amérique, l’ONU,
l’Union européenne et l’OTAN coaliseraient leurs forces pour aller les libérer illico, au nom de la
lutte contre le terrorisme et la traite d’êtres humains. Avec le rapt de filles nigérianes par Boko
Haram, la communauté internationale s’est offusquée, et a encouragé la diffusion d’un slogan :
« Bring Back our Girls ». La Libye fait pire. Alors maniez-vous, et BRING BACK OUR BOYS !
L’enfer, c’est la Libye.
La colère et le ressentiment m’ont envahi quand une africaine, que je conseillais pour son droit d’asile,
m’a montré des images d’elle après son viol collectif par trois libyens. J’ai été sidéré d’apprendre que
ces trois lamentables violeurs revenaient de la prière musulmane du vendredi, où ils ont rebattus des
« Allahou Akbar » hypocrites. Il y a lieu de se révolter contre cette abjection. L’homme Noir ne doit
point passer sa vie dans une obscure résignation, à l’instar des animaux que la nature a formatés pour la
survie et les besoins primaires. Crier son indignation face à l’infamie libyenne, et s’en arrêter là, une
fois le buzz éteint, ramènerait l’homme Noir à cet état néandertalien. La révolte ne doit pas frémir. Les
images de la vidéo filmée par une journaliste de la CNN font encore froid dans le dos. Des migrants
africains vendus aux enchères, comme du bétail, au prix moyen de 450 euros, trois fois moins cher qu’un
chien Chihuahua. Avec un marchandage qui rappelle les tristes temps de la traite des Nègres en
Amérique.
En avril 2014, quand le Groupe islamiste Boko Haram a enlevé 276 lycéennes au Nigéria, de nombreuses
personnalités et célébrités ont exprimé leur indignation en brandissant le slogan devenu viral : « Bring
back our gilrs ! » Pourquoi leur silence face aux crimes contre l’humanité que subissent les migrants
africains en Libye ? Leur action était-elle juste un prétexte pour combattre l’idéologie islamiste, et non
un réel engagement pour la liberté des filles enlevées ? Je suppose que non. Alors j’invite les Michèle
Obama, Puff Diddy, Sylvester Stallone, Hilary Clinton, Jessica Alba, Alicia Keys aux Etats-Unis ; les
Christiane Taubira, Sonia Rolland, Carla Bruni, Najat Wallaud-Belkacem, Julie Gayet, Nathalie
Kosciusko-Morizet en France, à s’activer pour la libération des africains asservis ou retenus contre leur
gré en Libye. BRING BACK OUR BOYS !
L’arsenal juridique contre l’esclavage moderne et les traitements inhumains et dégradants ne sert
à rien en Libye.
Il existe un cadre légal et des organisations internationales susceptibles de mettre un terme au terrorisme
racial que subissent les migrants Noirs en Libye ; et de poursuivre les criminels. Les traitements
esclavagistes et les travaux forcés illégaux sont prohibés par la communauté internationale depuis la
convention de la Société des Nations en date du 25 septembre 1926 ; puis par une convention du bureau
international du travail en 1930 ; par la déclaration universelle des droits de l’homme de 1948 qui édicte
dans son article 4 que nul ne sera tenu en esclavage, ni en servitude, et que l’esclavage et la traite des
esclaves sont interdits sous toutes leurs formes ; de même que par deux convention des Nations Unies
de 1949 et 1956 prohibant la traite des êtres humains et des pratiques analogues, la servitude pour dette,
la vente ou la mise à disposition d’un enfant pour exploiter son travail. Au niveau européen l’article 3
de la convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales
incrimine les peines et traitements inhumains ou dégradants infligés à un être humain.
Mais l’enfer libyen démontre que toutes ces législations constituent un droit très mou, voire désuet,
quand il s’agit de défendre des africains. Les réactions timorées des organisations internationales
chargées de lutter contre ces atteintes aux droits fondamentaux sont déconcertantes. Avec ce silence
bruissant de culpabilité, les tortionnaires libyens, nostalgiques de leur héritage esclavagiste, sont persuadés de perpétuer une coutume normale : acheter, vendre et asservir des Noirs. Hormis l’entrée
irrégulière des migrants africains sur le territoire libyen, c’est cette normalité culturelle et sociétale,
renforcée par l’absence d’une normativité punitive, qui justifient la condition servile à laquelle les
libyens réduisent les migrants, et les crimes odieux qu’ils commettent impunément contre eux. A quoi
servent alors le droit pénal international et le droit international humanitaire, que les européens aiment
tant promouvoir à travers le monde ?
Par devoir d’ingérence, l’Europe, l’ONU et l’OTAN doivent intervenir en Libye pour arrêter ces
crimes contre l’humanité.
Lors d’un cours de Sciences politiques que j’animais pour un Master, j’expliquais aux étudiants que la
rhétorique humaniste qui sous-tend le fameux devoir d’ingérence humanitaire est une fumisterie
politique. Une idéologie impérialiste qui sert de camouflage aux velléités dominatrices des grandes
puissances, pour justifier l’usage de leur force et contraindre les plus faibles. Pourquoi des pays comme
les Etats-Unis, la France, le Royaume-Uni, la Chine, qui avaient proposé au Nigéria leur aide pour
pourchasser les ravisseurs de Boko Haram et libérer les filles qu’ils avaient enlevées, ne font pas la
même chose pour libérer les africains traités ou vendus comme esclaves en Libye ? Pourquoi, d’un côté,
on fait la guerre aux Talibans pour les mauvais traitements qu’ils font à leurs femmes, et que, de l’autre,
on deal avec les libyens qui font pire aux migrants africains ? La notion de devoir d’ingérence
humanitaire, qu’ils ont fomentée, justifie pourtant que ces pays et la communauté internationale
interviennent en Libye pour mettre un terme à la barbarie criminelle contre les migrants. Alors pourquoi
cette inertie ? Parce que la Libye fait le sale boulot pour l’Europe ? Parce qu’aucun pays développé ne
veut perdre sa part du gâteau pétrolier, quand ce pays sera pacifié par une réconciliation et des élections ?
Ou bien parce la vie des Noirs ne compte pas ?
L’Union européenne et l’Italie sous-traitent avec les garde-côtes libyens pour la traque en mer, la
détention et le refoulement des migrants africains. Alors qu’elles sont conscientes de leur brutalité et du
fait qu’ils empêchent le sauvetage en mer de migrants africains par des ONG. Il est donc indéniable que
l’Europe a une lourde responsabilité, en fermant l’œil sur l’engouffrement des migrants africains dans
la gueule maléfique du loup libyen, et sur atrocités et les terribles conditions de détention des africains
dans d’abominables geôles surpeuplées, où ils sont entassés comme des mouches venimeuses. Ils y
souffrent de faim, de maladies dermatologiques, et d’autres pathologies causées par la saleté et la
promiscuité dans ces lieux. Ils y meurent d’épuisement et de défaut de soins, dans une indifférence
révoltante. L’Europe serait coupable de non assistance à personnes en danger de mort, si elle faisait de
la Libye son bourreau, recruté pour mater l’immigration clandestine africaine, par le sang et par le crime.
Aliou TALL,
Président du RADUCC.
Email : [email protected]