Ethiopie : au moins 166 morts dans des émeutes après la mort d’un chanteur




Ethiopie : au moins 166 morts dans des émeutes après la mort d’un chanteur


Au moins 166 personnes ont été tuées en Ethiopie après que la mort d’un chanteur populaire a déclenché de violentes manifestations aboutissant à des émeutes dans la région d’Oromia (sud) et la capitale Addis-Abeba, ont indiqué dimanche des sources policières.


Girma Gelam, commissaire adjoint de la police d’Oromia, a déclaré samedi soir que 156 personnes étaient mortes dans les émeutes, dont 11 membres des forces de sécurité.

La police d’Addis-Abeba a annoncé mardi que 10 personnes avaient été tuées, dont deux policiers.

Hachalu Hundessa, un chanteur défendant les droits de l’ethnie Oromo et devenu la figure populaire d’un mouvement de contestation ayant conduit à la chute de l’ancien Premier ministre en 2018, a été abattu lundi dernier par des hommes armés non identifiés.

Après sa mort, d’immenses manifestations ont éclaté à Addis-Abeba et dans la région d’Oromia, pays natal du peuple Oromo. Selon les médias, les autorités ont coupé l’accès à Internet dans certaines parties du pays mardi dans une tentative d’endiguer la propagation des manifestations.

Environ 2.200 suspects ont été arrêtés, ont indiqué des sources gouvernementales, ajoutant que les mouvements étaient sous contrôle depuis samedi.