France, Italie, Espagne, Etats-Unis : « Au moins 39 Sénégalais de la diaspora décédés du Covid-19 »




Au moins 39 Sénégalais de la diaspora décédés du Covid-19 », informe Boubacar Sèye de Horizon sans frontières. Il invite l’Etat du Sénégal à plus de transparence dans les informations transmises à la population.

« Des informations reçues, dont certaines issues de nos sources et points focaux de la Diapora, le bilan provisoire, du nombre de Sénégalais morts du Coronavirus, s’élèverait à 39 morts dont 30 au moins en ile de France, 3 en Italie, 2 en Espagne
et 2 aux Etats Unis », informe Boubacar Sèye.

Horizon Sans Frontières exhorte ainsi l’Etat du Sénégal à plus de transparence et de coordination vis-à-vis de ses fils établis à l’extérieur dans la gestion de cette pandémie qui n’épargne personne.

« La sensibilité des échos découlant de cette pandémie, demande certes une communication responsable et non alarmante, qui pourrait mettre des milliers de famille dans le désarroi, mais informer juste et vrai est un devoir transversal qui nous interpelle tous », fait-il remarquer.

Selon lui, mourir du Covid-19 ne saurait nullement être une honte et l’Etat doit revoir son mode communication pour arrêter la stigmatisation de la diaspora Sénégalaise.

Concernant le rapatriement des corps de personnes décédées du Coronavirus, Horizon Sans Frontières dit regretter encore une fois la sortie du ministre des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’Extérieur, Amadou Bâ

Amadou Bâ, le ministre des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’extérieur, a soutenu ce jeudi, lors du point de presse quotidien sur la gestion du Coronavirus qu’organise le ministère de la Santé et de l’Action Sociale, du fait de la situation qui prévaut, a demandé aux populations de comprendre que les corps ne puissent être ramenés au Sénégal. « L’Etat se charge des conditions d’inhumation car les agents consulaires ont procédé à des achats de carrés dans les cimetières musulmans et catholiques », a-t-il soutenu.

Horizon Sans Frontières interpelle les autorités pour qu’elles veillent au respect du rituel religieux pour éviter une éventuelle
incinération, une pratique inconnue du Sénégal et des pays africains.