Inde: face à la propagation du coronavirus, des États ferment à nouveau leurs frontières




Les frontières internes sont théoriquement rouvertes depuis le début du mois de juin. Mais devant la progression de l’épidémie, de nombreux États indiens reviennent sur cette décision du gouvernement central et restreignent la liberté de circulation des citoyens.

Voilà seulement deux semaines que l’Inde a entamé son déconfinement et que les frontières entre États ont été autorisées à rouvrir. De nombreux citoyens, en particulier les travailleurs migrants, ont ainsi pu regagner leur État d’origine.

Mais alors que la courbe pandémique du virus est elle en pleine expansion, cette ouverture semble déjà compromise. Ce matin, Times Now indique que l’État du Pendjab pourrait bien reconsidérer sa décision et fermer à nouveau ses frontières.

Cette annonce fait suite à celle du Rajasthan qui a décidé, mercredi 10 juin, qu’une autorisation spéciale serait désormais nécessaire pour entrer et sortir de son territoire. Plus au sud, l’Andhra Pradesh a pris des dispositions similaires.

D’autres ont opté pour une ouverture sélective, comme l’Uttar Pradesh, qui a uniquement fermé ses frontières avec l’État de Delhi au regard de l’explosion de l’épidémie dans la capitale indienne – qui concentre un dixième des cas en Inde.

De nombreux États imposent par ailleurs des quarantaines aux passagers arrivant par voies aériennes. Voulue par le gouvernement central pour favoriser la reprise, la libre circulation en Inde semble donc loin d’être acquise.