Le coronavirus fait son retour en Asie centrale, de nouvelles restrictions mises en place




Le coronavirus est de retour en Asie centrale. La région connaît une nouvelle vague d’infections après le relâchement du confinement en mai dernier au Kirghizistan, en Ouzbékistan et au Kazakhstan. De nouvelles restrictions ont été mises en place.

« Les gens n’arrivent pas à trouver des bouteilles d’oxygène et pendant ce temps, eux, ils organisent un feu d’artifice », a déploré un célèbre chanteur local. Lundi 6 juillet, l’immense feu d’artifice tiré pour les 80 ans de l’ancien dirigeant du Kazakhstan, Noursultan Nazarbaïev, a fait polémique.

Car le pays, qui avait été le premier d’Asie central à lever fin mai ses mesures de précaution, est depuis passé de moins de 9 000 cas à plus de 49 000. Par conséquent, depuis ce dimanche les restrictions sont de retour: centres commerciaux, piscines, coiffeurs, fermés pour au moins deux semaines. Le président a ordonné une augmentation de 50% du nombre des lits d’hôpital.

Le Turkménistan officiellement « épargné »

La situation est la même au Kirghizistan, où les réseaux sociaux évoquent une saturation des établissements de santé : le nombre de cas actifs flirte avec les 5 300, soit dix fois plus qu’avant la levée du confinement le 25 mai. La ligne d’urgence coronavirus est débordée.

Par contre, non loin de là, le Turkménistan, l’un des États les plus fermés au monde, est lui officiellement épargné par le Covid-19. Une délégation de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) vient d’arriver dans le pays pour observer sa réaction à l’épidémie.

Une autre délégation de l’OMS s’était rendue au Tadjikistan voisin, lui aussi officiellement épargné, et c’est à la veille de son arrivée que le pays avait finalement annoncé ses premiers cas.