Le Président Ouattara devient méfiant et se braque contre des faucons du palais et du régime




Le Président ivoirien Alassane OUATTARA, digère difficilement le départ de son ex-Premier ministre Guillaume SORO, entré dans une résistance tenace depuis l’étranger, contre le régime d’Abidjan. Alors qu’il avait prévu de passer une semaine à sa résidence des Mougins( dans les Alpes-Maritimes, France), l’homme fort ADO a fait moins de 72heures, hanté et rattrapé par l’affaire Guillaume SORO, surtout après le fiasco de son séjour à Londres, dans le cadre du Forum de l’investissement Royaume Uni-Afrique. Fragments d’un dossier politique ingérable.
Selon des informations exclusives obtenues par Confidentiel Afrique, Alassane Ouattara est rentré fâché à Abidjan. Sa participation au forum de Londres, était très agitée. Dès son retour, aussitôt après, il a réuni dans sa maison ses proches, Ibrahim Ouattara Alias Photocopie, Amadou Gon COULIBALY, Hamed Bagayoko Ambak, AMON Tanoh, Vagondo. Cette rencontre a été élargie, souffle une source autorisée, à quelques cadres du RHDP. Le Président Ouattara a signifié à sa task-force, que depuis, qu’il est devenu Président, c’est la toute première fois qu’il se retrouve dans un sommet (celui de Londres, dans le cadre du forum de l’investissement Royaume-Uni-Afrique), où il s’est senti discrédité par un travail de sape médiatique et diplomatique. Le dossier Guillaume Soro s’est invité aux discussions privées au domicile de l’homme fort d’Abidjan.

Un diplomate britannique qui a été secrétaire aux Affaires Africaines, a révélé au Chef de l’État ADO, en coulisses à Londres, le plan conçu par son clan immédiat pour briser Guillaume Soro et pour conserver le pouvoir, après son départ. Alassane Ouattara découvre avec la confidence du diplomate britannique à Londres, le plan sordide de son clan et certains détails cachés jusque là, par la bouche de son interlocuteur.

ADO soupçonne ainsi dans son clan des fuites et se rend compte que Guillaume Soro est bien informé des moindres détails du plan concocté par certains faucons pour l’isoler de Guillaume SORO et le fragiliser. Durant cette réunion, un climat de suspicion et de méfiance régnait entre les plénipotentiaires visiteurs. Une source de nous confier: Amadou Gon Coulibaly soupconne le camp de Photocopie, ce dernier aussi fouine dans les placards du Sherpa Gon Coulibaly. Idem pour HAMBAK, qui cherche à faire porter le chapeau à Photocopie et à Gon Coulibaly.

Lors de la réunion, le Président Ouattara n’a cessé de marteler ces propos: ‘’ je vous avais dit de me laisser discuter avec Guillaume Soro pour trouver un compromis. Certains d’entre vous m’ont dit que ce n’était pas la peine. D’autres parmi vous sont allés jusqu’à dire de le réduire à la plus simple expression’’. Le Président Ouattara n’a pas aussi manqué de reconnaître la force de frappe de SORO en ces termes : « Depuis qu’il nous a quittés, il nous impose un rythme médiatique qui dérange et qui me discrédite à la face du monde. À chacune de mes sorties à l’étranger, les médias africains me discréditent. Vous n’êtes pas capables de tenir la bataille de la communication face à Guillaume Soro.»

Mine glaciale, le Chef de l’État Alassane Ouattara n’a pas raccompagné ses visiteurs. Un acte inhabituel pour les assidus visiteurs de sa résidence. Ce qui traduit le mécontentement du Président ADO, glisse une source autorisée à Confidentiel Afrique. Cette réunion a véritablement désarçonné le puissant Hamed Bagayoko, renseigne la même source.

MABRI et Amon Tanoh ont rencontré après la réunion du Golf, séparément, ‘’Photocopie’’ pour tirer l’affaire Guillaume SORO au clair.

Les deux également se rejettent les accusations. Le Président Ouattara soupçonnerait même le double jeu de certains faucons du palais et du parti unifié.

HAMBAK s’ est d’ailleurs confié, loin des yeux indiscrets, à un diplomate africain en ces termes: j’ai constaté depuis un moment que toute la sécurité est concentrée entre les mains du demi frère du Président Ibrahim Ouattara et des membres de la famille du Premier ministre GON COULIBALY. Ces propos sont d’un rare aveu politique, venant d’une personnalité clé du dispositif politique au pouvoir. Selon certaines indiscrétions parvenues à Confidentiel Afrique, d’autres pontes du régime, grands défenseurs du Chef de l’État le jour, mais la nuit, n’hésitent pas à critiquer les contours de la gestion du dossier SORO, par l’entourage proche du couple présidentiel. Un grand chambardement s’annonce les semaines à venir et les fragments d’une désinvolture à l’intérieur du parti au pouvoir seront ingérables.

Confidentiel Afrique