Les autorités nigérianes annoncent la libération de 344 élèves enlevés par Boko Haram




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L’organisation djihadiste avait revendiqué le rapt de plusieurs centaines d’adolescents le 11 décembre. « Nous avons récupéré la plupart des garçons, pas tous », a précisé le gouverneur de l’Etat de Katsina.

Des centaines d’élèves kidnappés la semaine dernière dans le nord-ouest du Nigeria, un enlèvement revendiqué par le groupe djihadiste Boko Haram, ont été libérés, a fait savoir Bashir Ahmad, l’assistant personnel du président Muhammadu Buhari, dans la soirée du jeudi 17 décembre. « Les élèves enlevés au lycée d’Etat pour garçons de Kankara ont été sauvés, le gouvernement de l’Etat de Katsina a confirmé la nouvelle », a-t-il écrit sur Twitter.

Ibrahim Katsina, un conseiller du gouverneur de l’Etat du Katsina, a précisé que 344 jeunes ont été relâchés par leurs ravisseurs. « Ils sont en train d’être examinés actuellement à Zamfara. Nous remercions Dieu pour leur libération », a-t-il ajouté. Les lycéens libérés sont actuellement regroupés dans la ville de Tsafe, dans l’Etat de Zamfara, et dans la localité voisine de Yankara, dans l’Etat de Katsina. Détenus dans la forêt pendant plusieurs jours, ils pourront retrouver leurs familles vendredi.

« Nous avons récupéré la plupart des garçons, pas tous », a précisé le gouverneur de Katsina, Aminu Bello Masari, cité par l’agence de presse Reuters. Un peu plus tôt dans la journée de jeudi, Boko Haram avait diffusé une vidéo des adolescents kidnappés. Le visage couvert de poussière et griffé, un jeune garçon y expliquait faire partie des élèves enlevés par « le gang de Shekau » – du nom du chef de file de l’organisation djihadiste, Abubakar Shekau.

Mais leur nombre exact restait flou, les autorités annonçant 333 élèves disparus, puis 400 jeudi matin. Dans cette vidéo, Boko Haram affirme, par la voix de ce jeune garçon d’environ 14 ans, qu’ils sont 520 entre leurs mains, et que certains ont été tués. « Personne ne peut donner le nombre exact », a commenté auprès de l’Agence France-Presse une source sécuritaire. « Nous aurons le chiffre précis quand ils seront arrivés et comptabilisés à Katsina [capitale de l’Etat éponyme]. »

Le spectre de l’enlèvement de Chibok

Plusieurs centaines d’adolescents ont été enlevés dans la nuit du vendredi 11 au samedi 12 décembre dans un établissement scolaire du nord-ouest du Nigeria par des hommes armés, des « bandits » opérant pour Boko Haram, dont la zone d’influence se trouve à des centaines de kilomètres plus à l’est.

Le chef de file de l’organisation terroriste, Abubakar Shekau, avait revendiqué l’enlèvement quelques jours plus tard dans un message audio. Ce kidnapping de masse a ravivé le spectre de l’enlèvement de Chibok, en 2014, lorsque 276 jeunes filles avaient été enlevées, lors d’un examen, par le groupe djihadiste.