L’Iran prêt à envoyer les boîtes noires du Boeing ukrainien abattu en janvier




lemonde.fr

Marie Charrel

  • Iran

Ces dernières ne seront d’« aucune aide » à l’enquête sur les causes du drame, a cependant estimé un officiel cité par l’agence de presse Irna.

Le Monde avec AFP

Les restes du Boeing 737-800 d’Ukraine International Airlines qui s’est écrasé près de la capitale iranienne, Téhéran, le 8 janvier 2020.

Les restes du Boeing 737-800 d’Ukraine International Airlines qui s’est écrasé près de la capitale iranienne, Téhéran, le 8 janvier 2020. STR / AFP

L’Iran est prêt à transmettre à l’étranger les boîtes noires du Boeing ukrainien, abattu au-dessus de Téhéran en janvier, rapporte, samedi 6 juin, l’agence officielle iranienne Irna. Selon cette dernière, qui cite Mohsen Baharvand, ministre adjoint des affaires étrangères, chargé des affaires juridiques et internationales, l’enquête est cependant « presque terminée » et leur contenu « n’apportera aucune aide bénéfique au processus de l’investigation ». Lire aussi D’après l’Ukraine, l’Iran a su dès l’origine les causes du crash du vol 752

Les forces armées iraniennes avaient reconnu le 11 janvier avoir abattu « par erreur », trois jours plus tôt, l’appareil assurant le vol PS 752 d’Ukraine International Airlines entre Téhéran et Kiev, peu après son décollage. Le drame a coûté la vie aux 176 personnes présentes à bord, en majorité des Iraniens et des Canadiens, pour beaucoup binationaux.

« Un pas dans la bonne direction »

Ottawa réclame depuis des mois que l’Iran, qui ne dispose pas de moyens techniques permettant d’extraire et déchiffrer les données des boîtes noires, transmette celles-ci à l’étranger pour que leur contenu puisse être analysé.

En mars, après que Téhéran eut annoncé être prêt à transférer les boîtes noires vers l’Ukraine ou la France, le ministre des affaires étrangères canadien, François-Philippe Champagne, avait jugé qu’il s’agissait d’« un pas dans la bonne direction ». « Mais évidemment, moi, je continue de juger l’Iran par leurs actions et non par leurs paroles », avait-il immédiatement ajouté. Lire aussi : Après le crash d’un Boeing en Iran, comment la piste d’un tir accidentel de missile s’est précisée

Dans son entretien avec Irna, M. Baharvand laisse entendre que l’Iran pose certaines conditions à l’envoi des boîtes noires à l’étranger.

Le Monde avec AFP