OIT : « EN AFRIQUE, UN ENFANT SUR CINQ TRAVAILLE »




Aujourd’hui, en Afrique, au moins un enfant sur cinq travaille, d’après les estimations de Dramane Haïdara, Directeur du Bureau de l’Organisation internationale du travail (OIT) au Sénégal, en Gambie, au Cap-Vert, et en Guinée Bissau. Devant du Jury du dimanche (JDD), ce 15 novembre, il a plaidé pour l’éradication du phénomène.

“C’est la raison pour laquelle au niveau de l’OIT, a souligné son représentant, nous parlons de pires formes parce que toutes les formes de travail des enfants ne sont pas condamnables. La question du travail des enfants, c’est lié à beaucoup de facteurs dont la pauvreté, poussant les enfants à aller travailler alors que la place de l’enfant, c’est à l’école. Donc, la législation que nous adoptons aujourd’hui, les mesures que nous préconisons, les programmes que nous formulons, c’est d’abord de faite en sorte que les enfants puissent aller à l’école mais en même temps d’apporter les soutiens aux parents pour éviter que les enfants continuent à travailler.”

Poursuivant, il a ajouté que “la pire forme de travail des enfants pour mieux schématiser, c’est tout type de travail qui annihile le développement normal de l’enfant, y compris son accès à l’éducation et à la formation. Je peux citer, par exemple, l’utilisation des enfants dans les mines, dans les plantations, les champs, leur enrôlement dans des Armées, dans des guerres, à des fins pornographiques ou autres, leur endoctrinement par des djihadistes. On combat tout ça aujourd’hui par des politiques fortes mais cela doit être accompagné par des mesures qui puissent permettre aux parents d’avoir des moyens de subsistance et des revenus pour éviter que ces enfants soient dans les rues, soient utilisés à ces fins”.




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