Envoyé à Rebeuss : Me El H Diouf peaufine la libération de Boughazély




L’ex député de l’Apr Boughazély est frappé d’un mandat de dépôt depuis ce vendredi 22 novembre 2019, après son face à face avec le procureur et le doyen des juges. Le « faussaire » et ses acolytes qui ont été épinglés pour une affaire de trafic de faux billets risquent d’ailleurs de séjourner encore longtemps dans leurs cellules. Mais l’avocat Me El Hadji Diouf semble peaufiner une stratégie de défense pour le faire libérer.

L’ « excuse » de la santé…
Après une première nuit passé à la prison de Rebeuss, Me El Hadji Diouf l’avocat du principal mis en cause dans cette affaire de faux monnayage peaufine une stratégie de libération de son client. Selon lui « l’état de santé de Boughazély est incompatible avec la vie carcérale ».

Un probable « malade » bientôt au pavillon spécial
Pour rappel, le député démissionnaire avait justifié ses deux (2) faux bonds à la section de recherches où les hommes du commandant Mbengue l’attendaient, par « son internement dans une clinique, pour cause de diabète ». Si la logique d’élargissement de son avocat conseil se précise, c’est certainement le pavillon spécial de l’hôpital Aristide Le Dantec qui va bientôt l’accueillir, en attendant d’autres stratagèmes visant à le tirer des griffes de dame justice.

Ce que prévoit la loi contre Boughazély et Cie
Dans les textes du Code pénal, les infractions ayant trait au délit de faux monnayage sont sévèrement punies conformément à la loi 84-11 du 4 janvier 1984 abrogeant et remplaçant les articles 119 et 124 inclus du même Code.

Selon l’article 119 du Code pénal, « quiconque aura contrefait, falsifié ou altéré des signes monétaires ayant cours légal sur le territoire national ou à l’étranger sera puni des travaux forcés à perpétuité et d’une amende décuplée de la valeur desdits signes et au moins égale à 20 millions F Cfa »

Si le coupable bénéficie de circonstances atténuantes, la peine ne pourra être inférieure à cinq ans de travaux forcés et à 1 million de francs d’amende, poursuit l’article 119 du Code pénal.

L’article 20 du même code dit » Quiconque aura participé à l’émission, l’utilisation, l’exposition, la distribution, l’importation ou l’exportation de signes monétaires contrefaits, falsifiés, altérés ou colorés sera puni des peines prévues aux articles ci-dessus, selon les distinctions qui y sont portées. La tentative sera punie comme l’infraction consommée « .