La Chaude Réaction de Papa Massata Diack sur L’AFFAIRE IAAF




Massata Diack ne compte pas se laisser faire. Toutes griffes dehors, il va à l’offensive. Il dénonce un complot orchestré selon lui par les anglais qui voulaient succéder à Lamine Diack à la tête de l’IAAF. Diack fils met en touche les rapports de l’AMA et l’ordonnance de renvoi qu’il qualifie de mensongers et fallacieux. Morceau choisi….

Selon vos avocats, il semblerait que le rapport de la commission d’enquête manque beaucoup d’éléments. Qu’est-ce que la commission n’a pas fait et qu’elle aurait dû faire… (Il me coupe..)

Ils auraient dû enquêter à charge et à décharge. Ayant entendu des allégations faites par des officiels russes en l’occurrence un entraineur Oleg Popov, un vice-ministre de sport Igor Nagornych et Nathalia Zhelanova la conseillère juridique du ministre de sport russe. Toutes ces personnes se sont disculpées sur le dopage des athlètes russes. Personne ne peut protéger qui que ce soit en matière de dopage. L’AMA a toutes les données des athlètes. Les enquêteurs sont venus deux fois à Monaco en janvier 2015 et en juin de la même année. Ils n’ont jamais jugé utile de rencontrer Lamine Diack pour l’auditionner ou bien lui dire qu’il y a des accusations très sérieuses contre vous et votre fils. Ils auraient dû faire la même chose avec Habib Cissé (Ndlr : conseiller juridique de Lamine Diack à l’IAAF), avec Gabriel Dollé (Ndlr : Administrateur de la commission antidopage) et Valentin Balakhnichev (Ndlr : Ancien trésorier de l’IAAF et ancien Président de la Fédération russe d’athlétisme).

Certains officiels de l’IAAF ont soutenu qu’ils n’étaient pas au courant de ce supposé scandale de corruption révélé par la presse Britannique. (Ndlr : le 06 juillet 2013, le journal Britannique THE DAILY MAIL a publié un article incendiaire sur le dopage en Russie et demande l’annulation des championnats du monde de Moscou 2013).

En septembre et octobre 2014, ils (Ndlr : les enquêteurs Olivier Niggli et Ross Wenzel) ont rencontré Balakhnichev à l’aéroport de Paris Charles De gaule. J’entends dire Monsieur Craig Reedie (Ndlr : Président de l’AMA) dire en plein parlement britannique qu’il a appris cette affaire à la télévision le 03 décembre 2014, c’est un gros mensonge. C’était en pleine audition au parlement britannique à la commission sport. Sebastian Coe a fait la même chose alors qu’il a été dans le comité exécutif qui s’était réuni le 04 décembre 2014 à Monaco quand cette affaire est ressortie dans la presse entre le 04 et le 07 décembre 2014 (Ndlr : L’EQUIPE, LE MONDE). Plusieurs réunions ont été tenues par le CE à Monaco et Coe a bien participé à toutes ces rencontres. Ce sont des menteurs et des comploteurs qui veulent notre peau.
Pourquoi l’AMA devrait enquêter alors que certains de ses membres seraient mouillés jusqu’au cou dans l’affaire de la corruption présumée et du dopage avec les athlètes russes ?

L’AMA est au courant du dopage depuis 2010. Ils savaient très bien que la Russie avait des problèmes comme les USA et la Jamaïque les ont eus. Beaucoup de pays ont eu ce même problème. Ils ont créé une agence nationale antidopage et ils ont résolu ce problème pour être aux normes internationales. La Russie avait certes des cas spécifiques mais l’AMA était au courant. Pour moi je pense que Craig Reedie qui a déclenché cette procédure pénale contre l’IAAF, voulait avoir un moyen de pression sur Lamine Diack pour qu’il soutienne Sebastian Coe. Dès février 2015, Craig Reedie était en campagne ouverte avec Sebastian Coe en Jamaïque qui avait pourtant des cas de dopage. (Rires). Et ils ont sécurisé Usaint Bolt pour la campagne électorale de Coe. C’est Craig Reedie lui-même président de l’AMA qui a financé l’enquête. Il dit avoir dépensé 1 million 500 mille dollars pour mener toute l’enquête. Craig est Président de l’AMA et vice-président du CIO. Pourtant son nom n’apparait nulle part dans le dossier pénal qui a été déposé en France. A la base de toutes ces accusations sur le dopage des athlètes de la Russie, c’est la presse anglaise notamment THE DAILY MAIL qui a révélé l’affaire et ils en ont fait un cheval de bataille pour battre campagne et faire succéder Lamine Diack par Sébastian Coe. Et faire la pression sur Lamine Diack. Tout ça, est manigancé par Richard Pound qui est un ennemi de Lamine Diack. Lamine Diack l’a empêché d’être Président du CIO en 2001, il lui a barré la route pour être membre de la commission Exécutive en 2013 à Buenos air. Lamine Diack lui avait dit clairement qu’il ne le soutenait pas. Et il lui en veut pour toujours. Lamine Diack a peut-être manqué de vigilance ou été naïf dans ce dossier. La justice française a été flouée et trompée par Richard Pound et Craig Reedie qui ont beaucoup manipulé la justice dans ce dossier.

PAPA MASSATA DIACK : « l’AMA n’a aucune compétence à enquêter sur les contrats marketing »
Papa Massata Diack prend la parole. Après avoir manqué le procès de l’IAAF à Paris dont son nom a été trainé dans la boue, l’ancien conseiller marketing de l’IAAF sort de son mutisme. Il accorde une exclusivité àchallengesports.infopour sa première sortie. Le fils de Lamine Diack brandit ses preuves et réplique sur les accusations portées contre lui. Diack fils se lave à grande eau dans CHALLENGE SPORTS. Le long entretien qu’il nous a accordé va être publié ici par jet tous les jours pour démonter le dossier judiciaire monté contre lui et son père pour faire accéder selon ses propres termes Sebastian Coe à la tête de l’ancienne IAAF devenue aujourd’hui World Athletics.

Monsieur Papa Massata Diack, vous avez été l’agent marketing de l’IAAF de 2007 à 2015. Le procès IAAF vient d’être bouclé à Paris le 18 juin dernier. On vous reproche d’avoir mal négocié des contrats de sponsoring et accusé de corruption, plaidez-vous coupable ou non coupable ?
Je dois préciser d’abord que j’étais le conseiller marketing de l’IAAF et non l’agent Marketing qui se nommait Dentsu (Ndlr : Agence japonaise de publicité et de marketing) qui avait les droits exclusifs achetés en 2001 et jusqu’en 2029. C’est à partir de 2007 que je suis venu comme conseiller en marketing de l’IAAF pour les aider à pénétrer neuf marchés émergents. C’était ça mon rôle. J’ai bien rempli ma mission dans la mesure où en moins de quatre ans, j’ai pu trouver une base de quatre clients clés sur les marchés chinois, Coréen du Sud, et Russe. Et cela a abouti à des contrats à hauteur de 128 millions de dollars. J’ai très bien négocié contrairement à ce que la justice française me reproche. Nous avons fait notre mission, nous avons rendu compte en mai 2015 à la commission marketing et personne ne s’en était plainte. A travers nos activités de conseils et d’appuis, nous avons réussi pendant huit ans à engranger presque 138 millions de dollars. Et cela a permis à Dentsu de continuer sa collaboration avec l’IAAF jusqu’en 2029. Toutes ces accusations sont fallacieuses et mensongères. Ils disent que l’IAAF m’a payé 1.900.000

Dentsu ne vous a jamais reproché cela ?

Il n’y a aucune déclaration venant de Dentsu ou AMS attestant que j’ai mal négocié un contrat. Ce n’est pas un tribunal à Paris qui devrait apprécier mon travail. Il appartient à l’agent marketing dont je dépends d’apprécier mon boulot. Pour l’IAAF, j’ai apporté 27 millions 100 mille dollars. En huit ans de collaboration ils ont dit dans le rapport que j’ai gagné 5 millions 900 mille dollars. Rien que cela, c’est infime par rapport à ce que j’ai apporté à Dentsu et à l’IAAF. Ce qui fait un total de 155 millions de dollars. Et on dit que je n’ai rien versé à l’IAAF. Le tribunal s’est lourdement trompé dans ses accusations.

Vous dépendiez du Secrétariat général n’est-ce pas ?

Absolument ! (Il insiste). Le premier contrat était signé avec le Président, mais le second c’était avec le Secrétaire Général parce qu’à l’époque il n’était pas en fonction. Monsieur Essar Gabriel qui est français est venu en 2011 en tant que secrétaire Général. Je dépendais aussi du vice-président chargé du marketing Helmut Digel. Y avait aussi un Directeur marketing. Et pourtant les enquêteurs de l’AMA (Ndlr : Agence mondiale antidopage) disent dans les rapports que je faisais ce que je voulais. C’est faux. (Il se répéte).
Pourquoi on vous fait porter ce chapeau-là alors que vous aviez des supérieurs aux quels vous dépendiez ?

Parce que tout simplement ceux qui ont déposé cette plainte là à Paris n’ont pas enquêté. Il y a une chaîne de responsabilités au sein de l’IAAF. Il y avait un Directeur de marketing qui s’appelait Luis Carulla et Pierre Weiss aussi qui était secrétaire général en 2006. Dire que c’est Massata Diack qui gérait le marketing c’est abusé. C’est une pure invention des enquêteurs de l’AMA en l’occurrence Monsieur Gunter YOUNGER et Martine Dubecq.

Pourquoi l’AMA qui est au cœur du scandale pourrait se permettre de se constituer partie civile pour vous traduire devant les tribunaux?

L’AMA s’est permise d’enquêter sur les faits de dopages en accusant la Russie, sur des faits de corruptions et même sur des contrats de marketing, les droits de télévisions et l’attribution des championnats du monde.

Cela ne relève-t-il pas de leurs prérogatives ?

Non ! non ! Ce n’est pas son rôle. Malheureusement personne n’a soulevé que l’AMA n’a aucune compétence à enquêter sur les contrats marketing. Ces dénonciations sont purement mensongères et fallacieuses. Ils auraient peut-être dû demander à m’auditionner. Mais rien n’est fait. La commission d’enquête indépendante a été constituée en décembre 2014. Ils ont commencé à enquêter en janvier 2015. Et le rapport a été déposé le 09 novembre 2015. Ils ne m’ont jamais entendu. Ils n’ont jamais entendu Lamine Diack, ni Habib Cissé. Ils se sont permis de faire des accusations sur la base des déclarations faites par des personnes et sur de simples déductions. Quand on fait une enquête judiciaire, il faut le faire à charge et à décharge. Mais ils ne l’ont pas fait. Ils se sont précipités dès le 15 juillet à déposer des dénonciations à Interpol et le 04 août 2015, Richard William Pound qui est un avocat canadien et membre du CIO a déposé cette plainte. Contrairement à ce qui a été dit en arguant que c’est Anthony Hooper (Ndlr : l’enquêteur anglais qui avait saisi PMD de l’affaire) qui a déposé la plainte. Il n’a rien à voir avec l’AMA. Il n’a jamais déposé un rapport d’enquête au niveau de la justice française.

A SUIVRE …

(challengesports.info)