LES CHANTIERS IMPOSSIBLES DE MACKY SALL




C’est une lapalissade de dire que 2020 est une année très spéciale à cause de la pandémie de Covid-19 qui a fait beaucoup de victimes et ralenti l’activité économique mondiale. Au Sénégal, le Président Macky Sall devra faire face à des inondations avec leur lot de dégâts. A cela s’ajoute un climat social délétère qui est loin d’être à sa faveur.

Peine de mort. C’est la sentence que le Président Macky Sall aurait demandée contre celui qui a dit qu’après la pluie, c’est le beau temps. Car pour le chef de l’Etat, le climat qui a suivi les pluies des derniers jours est tout sauf joyeux à cause des conséquences alarmantes qu’elles ont engendrées. Plusieurs localités du pays ont été inondées, des maisons abandonnées, 6 pertes en vies humaines enregistrées, dégâts inestimables. Le vent est trop fort pour Macky Sall et son régime. De plus, le plan décennal qui avait été mis en place par le régime dès les premières heures de son avènement en 2012 n’a pas manifestement porté ses fruits.

Alors que le chef de l’Etat a demandé un rapport détaillé de ce programme, une salve de critiques commence à pleuvoir sur le régime concernant ledit plan. Face aux journalistes mardi dernier, le leader de Pastef avait indiqué que le gouvernement peine à réaliser le dixième de ce qu’il avait annoncé. Selon Ousmane Sonko, sur les 285 milliards qu’il devait recevoir dans le cadre du programme, l’Office National de l’Assainissement du Sénégal(Onas) n’a mobilisé que 48 milliards en 9 ans. Si ces données se confirment, cela montrerait toute la difficulté qu’éprouve le régime pour exécuter ce programme qui devait régler définitivement le problème des inondations au Sénégal. Et si les ressources n’avaient pas été mobilisées depuis lors, certains se demandent comment le Président Macky Sall pourra obtenir l’argent dans un contexte marqué par la Covid-19.

En effet, ces inondations surviennent au moment où le Sénégal est en proie, comme tous les pays du monde, à une crise sanitaire sans précédent qui, même si elle a connu une accalmie ces derniers jours, continue de sévir. Et malheureusement, il sera difficile pour les populations de respecter les mesures barrières édictées pour endiguer la pandémie, surtout si elles habitent dans les zones sinistrées. Ce qui constitue un frein considérable dans la gestion de la maladie. D’autant que le département de Pikine qui est l’épicentre de l’inondation à Dakar est aussi fortement touché par la Covid19. Une maladie qui a engendré des conséquences économiques néfastes. En effet, le gouvernement tente de relancer une activité économique qui était mise en sourdine pendant 3 mois à cause de l’Etat d’urgence décrété au mois de mars par le président de la République Macky Sall.

Ainsi, plusieurs pans de l’économie sénégalaise ont durement senti ce ralentissement. D’autant que le gouvernement n’a pas pu dégager, malgré les assurances des ministres dédiés, le fonds de 1 000 milliards annoncé pour fait face aux conséquences économiques causées par le virus. Une situation intenable qui avait poussé le chef de l’Etat à lever l’Etat d’urgence malgré une progression fulgurante des cas positifs de Covid-19. Mettant en place dans la foulée un Programme de Résilience Economique et Social afin de renforcer le système de santé et soutenir les ménages, la diaspora, les entreprises et leurs salariés.

LE LANCEMENT DU TER ENCORE REPOUSSE EN 2021

Par ailleurs, cette conjoncture économique a donné un sacré coup de massue aux grands projets de l’Etat comme le Train Express Régional(TER). Ainsi, aux nombreuses critiques suscitées par sa mise en œuvre, certains opposants et économistes soulignant que ce n’est pas une priorité pour le Sénégal, viennent se greffer les problèmes liés à son démarrage. Le lancement annoncé depuis deux ans tarde à se concrétiser. Et une nouvelle date a été encore annoncée par le gouvernement : 2021. Les autres projets comme le BRT ont aussi du mal à voir le jour.




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