Covid-19 : la Russie promet une efficacité de 92 % de son vaccin Spoutnik V




Une infirmière se préparant à injecter à un volontaire le vaccin russe Spoutnik V dans une clinique de Moscou, en Russie, le 10 septembre 2020.

Après la publication des premiers résultats des essais cliniques de Pfizer, les autorités russes ont affirmé, mercredi, que leur vaccin Spoutnik V contre le Covid-19 possède une efficacité de 92 %, soit 2 % de plus que l’antidote américain. 

Dans la course mondiale au vaccin contre le Covid-19, la Russie compte bien arriver en tête. Quelques jours après l’annonce du développement par l’américain Pfizer et l’allemand BioNTech d’un produit d’une efficacité à 90 %, le créateur d’un vaccin russe a assuré, mercredi 11 novembre, que celui-ci était efficace à 92 %. 

Comme ses concurrents, c’est dans un communiqué que le Fonds souverain russe (RDIF) et l’institut de recherche Gamaleïa ont vanté l’efficacité du vaccin Spoutnik V, actuellement en phase 3 d’essais cliniques randomisés en double aveugle – une démarche expérimentale utilisée dans plusieurs disciplines – auprès de 40 000 volontaires. 

“L’analyse statistique de 20 cas confirmés de nouveau coronavirus, cas répartis entre personnes vaccinées et celles ayant reçu le placebo, indique un taux d’efficacité de 92 % pour le vaccin Spoutnik V après une second dose”, selon ce document. 

Un vaccin à “vecteur viral” 

Alors que la Russie s’est montrée jusqu’ici avare concernant la documentation scientifique de ce vaccin vanté par le président Vladimir Poutine, les créateurs du Spoutnik V ont assuré, mercredi, que la recherche sera publiée sous peu “dans une des principales revues médicales au monde et évaluée par des pairs”. 

Le RDIF a aussi assuré qu’il fournirait toutes les données nécessaires aux régulateurs nationaux des pays désireux d’acquérir le Spoutnik V. 

Il s’agit d’un vaccin à “vecteur viral” utilisant comme vecteur en deux injections deux adénovirus (virus très courants, responsables notamment de rhumes), transformés pour y ajouter une partie de celui responsable du Covid-19. 

Lorsque l’adénovirus modifié pénètre dans les cellules des personnes vaccinées, ces dernières vont fabriquer une protéine typique du Sars-Cov-2, apprenant ainsi à leur système immunitaire à le reconnaître et à le combattre, selon l’Institut Gamaleïa. 

Un vent d’espoir 

La concurrence fait rage pour développer un vaccin au virus responsable de la pandémie qui a paralysé des pays entiers depuis le début de l’année.  

La Russie est déterminée à faire la course en tête et avait annoncé dès août, avant même des essais cliniques à grande échelle, l’efficacité de Spoutnik V, suscitant des doutes au sein de la communauté scientifique internationale. 

L’annonce de mercredi intervient après que Pfizer et BioNTech ont suscité un vent d’espoir cette semaine, en annonçant un candidat-vaccin d’une efficacité à 90 %.  

Mais de nombreuses questions subsistent aussi sur ce produit, sur la durabilité de la protection et les défis logistiques qu’il génère. 




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