Une nouvelle étude conforte l’idée que le coronavirus peut se transmettre via l’air




Une étude, menée par des scientifiques chinois, vient conforter (comme d’autres études avant elle) l’idée que le coronavirus peut se transmettre via l’air, donc par la respiration. Les auteurs se sont intéressés à un autocar en Chine ; dans ce bus mal ventilé, un passager infecté mais pas encore symptomatique aurait contaminé le tiers des personnes présentes dans le véhicule. L’étude a été publiée dans la revue scientifique JAMA Internal Medicine.

L’histoire se passe mi-janvier, dans une province de l’Est de la Chine. Environ 130 personnes de la même ville sont acheminées via deux autocars à un événement bouddhiste qui a lieu principalement en extérieur. Le trajet aller puis retour dure environ 2 heures. Personne ne porte de masque.

Tandis que dans un car, aucun passager ne sera infecté ; dans l’autre, 24 personnes sur 68 seront contaminées – c’est plus d’un tiers. A l’origine de ce cluster selon les auteurs de l’étude : un passager ayant eu un lien avec des habitants de Wuhan, berceau de l’épidémie. Lors de ce trajet en car où il était assis au centre, il n’avait pas encore de symptômes. Pas de toux donc, ni d’éternuement. Point intéressant : le cercle d’infections dépasse largement les sièges et les rangs autour de lui : des passagers situés à l’avant comme à l’arrière sont contaminés.

La diffusion du coronavirus via l’air, par la respiration, est donc très probable dans cette situation ; les auteurs soulignent également que le système de ventilation de l’autocar a dû accentuer cette diffusion : l’air recirculait à l’intérieur de l’habitacle, qui plus est sans être renouvelé. Et ils concluent : « dans les environnements clos avec recirculation de l’air, le [coronavirus] est un pathogène hautement transmissible ».