Affrontement : La Gendarmerie dépêchée aux cimetières de Kamb-Keur Mbaye Fall




Les cimetières de Kamb-Keur Mbaye Fall ont frôlé le pire hier, avec une bataille rangée autour de la construction du mur de clôture évitée de justesse. En effet, ayant été informé, le préfet de Pikine a dépêché la gendarmerie pour éviter le pire

Par Ndiogou CISSÉ

Mardi et mercredi, un affrontement entre membres du Conseil municipal de Mbao et partisans du ministre de l’Environnement a été évité grâce à l’intervention d’éléments de la gendarmerie. Le théâtre de la confrontation en ces moments de lutte contre la pandémie n’est rien d’autre que les cimetières de Kamb.

En fait, ces cimetières qui sont dans le périmètre de la forêt classée de Mbao sont toujours en cours de construction. Du moins, pour le mur de clôture. Érigé depuis 2010 à Kamb, la construction du mur des cimetières a motivé, selon une source proche du Conseil municipal de Mbao, une lettre adressée à la direction des Eaux et forêts pour la finition du mur. Toujours est-il que cette lettre n’a pas encore connu de suite. Un entrepreneur ayant été payé pour terminer ce mur, a été obligé d’arrêter les travaux sur ordre de la direction des Eaux et forêts.

En tout cas, mardi, le ministre de l’Environnement, Abdou Karim Sall, qui a voulu procéder à la construction de la portion du mur restant, s’est heurté à son tour au refus du Conseil municipal de Mbao. Les raisons de ce refus, nous apprend- t-on, sont à chercher dans la loi sur la décentralisation qui donne droit au Conseil municipal, une prérogative de regard et d’approbation sur toutes les constructions sur le territoire communal. C’est pour n’avoir donc pas demandé et obtenu cette autorisation que la mairie s’est opposée à la construction du mur en question.

Le Conseil municipal qualifie l’initiative de construction du mur d’une volonté de le mettre en mal avec les populations. Le conseil se dit convaincu qu’on veut torpiller ses réussites, notamment dans le cadre de la lutte contre le covid-19 et les autres actions en faveur des populations. Si la confrontation n’a pas eu lieu, c’est à cause de l’intervention de la gendarmerie. L’autorité de tutelle ayant été saisie pour abriter le différend, a dépêché les pandores.

Une première confrontation a été évitée mardi aux coups de 17 heures dans les cimetières. Hier encore, mercredi, les velléités étaient au rendez-vous quand les gendarmes sont intervenus pour faire cesser les hostilités qui allaient perturber la tranquillité des disparus. Si aux cimetières de Kamb, on se bouscule pour construire très rapidement le mur de clôture, c’est sûr que personne ne s’y bousculera pour y être enterré le plus rapidement possible.