Casamance: La commune d’Oulampane retrouve son sourire perdu




Niché dans le département de Bignona, la commune d’Oulampane, tristement célèbre à cause du conflit armé casamançais, a commencé à renaître de ces cendres. A la faveur de cette paix qui se dessine dans cette partie sud du pays, les populations ont organisé ce dimanche une grande manifestation pour baptiser la première station d’essence dans leur contré. Des populations qui ont, auparavant prié pour le retour définitif de la paix en Casamance, le pardon, la réconciliation mais aussi et surtout la réussite du Plan Sénégal Emergent (PSE). Occasion ne pouvait être meilleure pour ces populations de la commune d’Oulampane pour exprimer davantage leur désir et leur volonté de tourner cette page sombre de leur histoire pour, résolument, se lancer dans la voie de la paix, du développement durable mais aussi et surtout de la relance de leurs activités économiques et sociales. «Nous rendons aujourd’hui grâce à Dieu. Notre commune a retrouvé son sourire qu’il avait perdu depuis plusieurs années», explique le maire d’Oulampane Lansana Sané. Père de famille, âgé de plus 60 ans, «la plupart des villages de notre commune, ont été, dans le passé, le théâtre d’âpres combats entre les combattants du MFDC et l’armée sénégalaise. Ratissages, pilonnages, crépitement des armes, embuscades, représailles, exactions et déguerpissements ont rythmé la vie des populations de nos villages durant trois décennies. Mais, force est de reconnaître que depuis un bon moment, le calme est revenu dans nos villages et la paix commence à s’installer définitivement», a confié Mamadou Sané. A Oulampane, le crépitement des armes a cédé aujourd’hui la place à une longue accalmie. Pour le maire d’Oulampane Lansana Sané, «l’Etat va continuer à accompagner ces populations très engagées dans la reconstruction de leur contré. Ces populations qui ont, ce dimanche, à l’occasion de l’inauguration de notre première station d’essence, prié pour la réussite du Plan Sénégal Emergent (PSL), méritent bien d’être soutenues. Je me ferais toujours leur porte-parole auprès des plus hautes autorités du pays afin que leurs complaintes puissent trouver des solutions.» Ferveur, danses au son du bougareubou ont rythmé ces retrouvailles où les populations étaient même venues la Gambie pour magnifier les relations amicales entre les deux frères que sont le Sénégal et la Gambie.