GUEDIAWAYE : LE COLLECTIF POUR LA SAUVEGARDE DU LITTORAL SE LÈVE




Trop, c’est trop ! Le collectif pour la sauvegarde du littoral de Guédiawaye, durcit le ton, et concocte une marche pour que cesse ce bradage. Abo Mbaye, coordonnateur dudit collectif, regroupant plusieurs entités de Gadaye à Hamo 3, dont des Sénégalais de la diaspora et des activistes, l’a fait savoir à iRadio, ce dimanche, 21 juin.

“Depuis la dernière décennie, le littoral de Guédiawaye subit une agression dans son environnement, fulmine-t-il, dans tous ses états. Au début, c’était les populations qui abattaient les filaos pour les besoins domestiques. Mais depuis 2016, on a constaté qu’une élite composée de chefs religieux et d’hommes d’affaires, brade le littoral de Guédiawaye, morcèle l’espace pour en faire des terrains d’habitation.”

Ce qu’il dénonce avec la dernière énergie : “Depuis la dernière semaine, ce morcellement de cet espace en terrains s’accentue. Vous avez lu dans la presse que Mame Boye Diao a octroyé cinq mille mètre carré à un ministre de la République. Les magistrats ont pris leur part du gâteau avec quatre hectares pour leurs habitations. Les Chinois, qui demandaient auparavant six hectares pour leur base de vie, en ont reçu deux de plus. Ce que nous déplorons. Cela veut dire qu’aujourd’hui que ce rideau de filaos comme on le dit dans le jargon environnemental devait protéger les populations de l’avancée de la mer, de l’érosion côtière. Mais, on ne veut pas que ce qui se passe dans le monde arrive ici à Guédiawaye. L’avancée de la mer peut envahir un jour Guédiawaye, et ce sera une catastrophe. Donc, il nous faut renouveler ce rideau pour protéger les populations de ce désastre environnemental.”

Récemment, ajoute Mbaye, “même le président Macky Sall m’a fait parvenir une correspondance, dans laquelle il m’a assuré qu’il va sauvegarder le littoral de Guédiawaye. Mais, on voit autre chose. Ce littoral continue d’être bradé. Le sable marin est vendu et mis dans des camions à des destinations hors de la ville de Guédiawaye. Donc, ce que nous déplorons de vive voix.”

Faute de mieux, il préconise que “si aujourd’hui, on doit déclasser cette forêt, (qu’on) y mette des projets d’aménagement comme des marchés, une maternité, (ou) un lieu qui pourra booster l’économie local”.
Affaire donc à suivre.




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