INCENDIE À L’USINE VALDAFRIQUE : HABITANTS ET ÉCOLOGISTES TIRENT L’ALARME




Les habitants de ’’Ngesso’’ expriment leurs inquiétudes au lendemain de l’incendie de l’usine Valdafrique. Ainsi, le lancinant débat de la proximité entre unités industrielles aux habitations est plus que d’actualité. L’usine en question visitée par les flammes avec ses entrepôts de produits toxiques préoccupe le voisinage qui ne dort plus du sommeil du juste. D’ailleurs, 3 maisons contiguës à l’usine ont failli prendre feu, alerte Momar Sèye, le président du Conseil de quartier de Ngesso.

Aux chevets des personnes impactées, les écologistes demandent l’ouverture d’une enquête pour y voir clair. Ce, en raison de la présence de produits inflammables.

« Des enquêtes doivent être menées parce qu’à l’intérieur de l’usine on y constate aujourd’hui des incohérences par rapport aux recommandations sur certaines utilisations de produits toxiques, à risque considéré, et dans une posture de bombe écologique face à la population riveraines de Ngessou », prône Mamadou Diop Thioune, écologiste par ailleurs membre du Haut conseil des collectivités territoriales (HCCT), interrogé par le correspondant d’iRadio de Rufisque.

Au titre de mesures conservatoires, il souligne que « rien ne s’opposerait que le laboratoire et le site de dépôt des produits toxiques et inflammables puisse être déplacé à l’intérieur de l’usine » ou que « l’usine peut aussi envisager l’acquisition des sites et dédommager les propriétaires, et leur permettre de pouvoir se déplacer ».