SOKHNA AÏDA DIALLO DÉNONCE LA GENDARMERIE ET LE PRÉFET DE MBOUR




Après le calme, la tempête. Sokhna Aïda Diallo a décidé de se déployer pour contester ce qu’elle considère comme une injustice : l’interdiction de célébrer le Magal chez elle à Medinatoul Salam (près de Mbour) qui lui a été opposée au mois d’octobre dernier. Ainsi, en plus d’un recours hiérarchique déposé auprès du ministre de l’Intérieur, Antoine Félix Diome contre l’arrêté du préfet, la veuve de Cheikh Béthio Thioune a également saisi le patron de la gendarmerie nationale, par l’entremise de son avocat Me Bamba Cissé.

À l’endroit du ministre de l’intérieur, l’avocat de Sokhna Aïda Diallo déclare que l’acte du préfet de Mbour, au delà de son illégalité, est porteur de multiples vices. Pour Me Cissé, l’administrateur civil a outrepassé ses prérogatives avec des mesures attentatoires à l’intimité de la vie privée, à la règle de non-discrimination, à la liberté de culte ainsi qu’à l’égalité de tous devant la loi…

Parallèlement, la hiérarchie de la gendarmerie a été saisie pour dénoncer des interventions récurrentes ayant pour conséquence de porter atteinte délibérément à des libertés constitutionnelles telles que la liberté de célébrer le culte de son choix, le droit inaliénable de propriété ainsi que le caractère sacré de l’inviolabilité du domicile. « L’objet de la présente correspondance vise, au regard de la tradition séculaire, de la prestigieuse maréchaussée dont la devise PRO LEGE PROPATRIA est une invite au respect de la primauté de la règle de droit, à prévenir les hommes placés sous votre haute autorité dans le département de Mbour contre toute tentation ou velléité de rompre avec les principes strictes neutralité et d’observation de l’équidistance », lit-on dans la correspondance.

Celle-ci renseigne également que Aida Diallo et deux de ses co-épouses, en l’occurrence Bator Thiam et Déthié Pène ont déjà pris toutes les dispositions utiles afin que l’ordre public ne soit pas troublé avant, pendant et après la cérémonie qui se tiendra en leur domicile de Medinatoul Salam, dans la journée du 5 décembre 2020.

À cet effet, signale-t-on, aucun détail ne sera négligé pour assurer une organisation optimale de l’événement. Cependant, les veuves de Cheikh Betio apprécieraient toute présence des éléments de la gendarmerie tendant à renforcer la sécurité et la quiétude, notamment pour prévenir tout comportement visant à installer le désordre et l’anarchie.