ANTOINE DIOME, DU SUBSTITUT DU PROCUREUR À CELUI D’UN POLITIQUE. PAR AHMADOU DIOP CPC.




Antoine Diome, du substitut du procureur à celui d’un politique cagoulé. C’est le cas d’espèce d’un arriviste, activiste jusqu’à l’os. Qui peut donc le nier, au risque d’être loufoque et hypocrite ?

 Il n’est pas le seul. Le juge politique, Demba Kanji,  pour avoir rendu des services à son maître, est nommé miraculeusement le médiateur de la république. Est-ce un donc hasard ?  C’est également valable pour le soi-disant doyen des juges,  Samba Sall.  Ni la rigueur, ni   la droiture ne sont mises en avant. C’est plutôt la docilité et l’allégeance atavique  priment sur tout le reste. Un écran de fumée qui donne la chair d’une justice instrumentalisée et asservie, ne joue que les farandoles pour exister virtuellement.  À contrario, tous les autres magistrats ou juges, qui ne veulent pas  vendre leurs âmes, ou leur honneur, sont  écartés  Manu militari  de leurs postes par des décrets présidentialistes inflationnistes, suffocants. 

 Selon les spécialistes des questions judiciaires, le métier de substitut du procureur consiste à défendre les intérêts de la société civile devant les tribunaux lorsqu’un crime ou un délit a été commis. C’est au substitut du procureur, en qualité de magistrat du parquet, que revient la direction des enquêtes judiciaires menées par la police et la gendarmerie. Entre l’ex substitut du procureur et le politique, la frontière, est  totalement poreuse. Remaniement : Antoine Diome le tombeur de Karim et Khalifa Sall nommé ministre de l’intérieur. Le parti tribaliste avant la patrie !

Le pire malheur qui puisse arriver à un peuple déterminé, composé d’un agrégat d’hommes et de femmes, en particulier, dans un état supposé de droit, c’est lorsque ceux qui sont censés rendre la justice en toute intime conviction et au nom du peuple pour le peuple et par le peuple, préfèrent s’accommoder par consentement réactionnaire aux ordres d’un despote endurci, plus humidifié — takhrip — que ceux qu’ils accusent de s’être enrichis illicitement par les mêmes chemins douteux, il y a lieu de parler  d’un manquement délibéré, voire des parjures empilées les unes après les autres.

Un tel pays, qui se complait dangereusement dans son laxisme déroutant et dynamique, ce ne mérite qu’il  récolte.  Une bande canaille emmitouflée sème la terreur et la zizanie, a le vent en poupe, tient en corde tout le pays, s’exécute, la tète baissée et les yeux fermés,  comme par magie En politique, toute erreur se paie cash. Mais faut-il que nous le sachions, et corriger le mal  absolu ?  

Chez nous au Sénégal,  malheureusement, depuis  le regrettable  soir historique du 25 mars 2012 à nos jours,  nous assistons  sans discontinuer  aux esclandres  infinis   d’un régime  moribond  le plus  calamiteux et  le plus scandaleux de toute l’histoire  politico-financière, lequel a une curieuse  approche  sur la bonne marche d’une justice.  

 Et pour cause. Au nom de l’éthique et de l’équité républicaine,  la vraie justice, qui se veut comme telle  à l’endroit et à la place qu’il faut,  doit rester responsable non seulement neutre, exemplaire, mais  impartiale.

 Et sur ce  postulat, elle doit rendre le verdict à son intime conviction au nom du peuple et pour le peuple et par le peuple.  Pour ce faire, elle ne doit pas être soumise par le pouvoir politique, puisque ses obligations, sa  neutralité et sa rigueur commandent qu’elle agisse librement, souverainement, indépendamment  en toute conscience et en dehors de toute pression, d’où qu’elle puisse venir, et quels soient leurs commanditaires.

 L’état de droit au Sénégal n’est qu’un vœu pieux, un simple slogan creux, ou une vue de l’esprit. La réalité est toute autre.  Disons le clairement sans ambages ni retenue !  

Nous en avons eu  à maintes reprises des preuves matérielles à l’appui.   La traque des biens mal acquis à géométrie variable et au double standard «  Coumba am deye ak Coumba amoul ndeye » constitue une parfaite illustration.   

 Mais contrairement à ce que l’on croit, la caste de la  justice,  dévouée,  qui est  déviée de sa trajectoire  n’agit qu’en définitive,  qu’au doigt et à l’œil  du régime totalitaire et tortionnaire, imprime sa marque de fabrique, dont l’objectif ne vise qu’à tuer dans l’œuf  toute velléité de contradiction.

 Je l’ai déjà écrit antérieurement, car apparemment, les juges de la crei ne travaillent que sur commande d’en haut,  ne jugent que les citoyens libres et les opposants présumés coupables d’avance, mais se gardent bien de traduire dans les tribunaux, les premiers coupables des enrichissements illicites, dont Macky Sall, himself, est passé  le chantre de la trahison, du népotisme, du cannibalisme politique,  de la pagaille, de la corruption, des transvasements et des transhumants forcés le premier escroc numéro un, le casseur du siècle au Sénégal, bénéficie d’une immunité. Et ce n’est pas tout. 

  Marième Faye, en première loge, est la propriétaire supposée de la permance de l’apr,  qui ne dispose d’aucune immunité constitutionnelle, y compris Aliou Sall, Omar Hann, Mame Mbaye Niang,  Abdoulaye Sylla, Ablaye TIMBO, Abdoulaye Baldé, circulent librement en toute impunité,  pour ne citer  que ceux là.

Dans l’affaire Karim Wade, Khalifa Sall et ses co-prévenus, M. Antoine Félix Diome est nommé substitut du procureur par décret,  s’est particulièrement bien  distingué activement politiquement  et a bien tenu son rôle en tant que le porte-parole  et les bras armés et les yeux  du tonitruant clinquant, autocrate en place.  Kuxax fegn ku diueuf fegn : qui agit, s’expose et se découvre à la place publique, n’est-ce pas ?

Ali Ngouille Ndiaye et Antoine Diome, c’est bonnet blanc et blanc bonnet !  C’est du pareil au même. L’ex substitut du procureur, qui n’a jamais eu son diplôme, si ce n’est la volonté de son envoyeur, travaille aussi à l’horizon 2024, veut à tout prix la  mort  politique à perpétuité du leader pastef.

Ce n’est pas pour rien, qu’il est galonné et gratifié au poste de ministron. Ce n’est pas tant qu’il est diplômé et   expérimenté, loin de là.   Chez les nègres de service-pantin satellites,  la politique n’est jamais ni une vocation, encore moins un sacerdoce, mais un moyen de chantage,  de pression et de banditisme, pour éliminer tous ses adversaires  politiques, et sans état d’âme, ni scrupules .  Ni plus ni moins.  Circulez, il  n’y a rien à voir !

 Est-ce donc la raison pour laquelle il est nommé le ministron de l’intérieur de son mentor ? Et tout  porte à le croire en toute logique.  Car  dans la république des prédateurs en bande organisée,   faire le sale boulot, est source de promotion sociale et de gagne-pain. Antoine Diome, qui récite  des articles bidons, ne valent rien : Levée de fonds au profit de Pastef: Le ministre de l’intérieur menace de dissoudre le parti. Que fait-il donc des financements occultes de l’apr ?  À quoi joue-le béni oui-oui ?  Le ridicule ne tue plus.  Chassez le naturel, il revient toujours au galop !   qu’il ne nous fasse pas parler ! Le  traqueur des biens mal acquis , Macky Sall, est bien le symbole des manières aléatoires et des emplois  familiaux en abondance infinie .

Aussi bizarre que cela puisse paraître,  l’immoralité de  l’incongruité  veut  que  tous les juges des leurres,  politiques  soient gratifiés, bénéficient tous  de privilèges et des passe-droits ,  occupent par devers et contre toute morale, des postes hautes statures dans le gouvernement de  capharnaüm complaisamment enjolivé.

Pour rappel, en  France, à propos de la liberté, voltaire, un certain écrivain proposait : « la communication des pensées et des opinions est un des droits les plus précieux de l’homme ; tout citoyen peut donc parler, écrire, imprimer librement, sauf à répondre de l’abus de cette liberté, dans les cas déterminés par la loi ». 

Aussi extraordinaire que cela puisse paraître, ses propres frères, cousines, tantes, cousins directs ou parents d’alliance, sont aussi riches miraculeusement, comme si les autres citoyens sont classés de seconde zone.

Car toute opposition réelle compatible à la liberté d’expression inscrite dans la constitution est assimilée à une déstabilisation systématique supposée. Macky Sall, qui dénonçait urbi, orbi, en 2011, les entraves à la démocratie et aux manifestations légales, allant jusqu’à menacer même de créer un gouvernement parallèle, en cas de victoire d’Abdoulaye wade, interdit tout, comme si rien n’était.

La souveraineté appartient au peuple souverain, libre et indépendant. Macky Sall, qui la viole est un faussaire, offense de facto, l’ensemble des sénégalais qu’il ne respecte nullement- il n’y a ni plus ni moins. Trahir la constitution du Sénégal, qui est l’âme et le cœur de la loi fondamentale, c’est aussi trahir, tout le peuple par définition. Nous  avons  donc affaire un renégat, qui le prouve tout le temps, n’en démord jamais. Il appartient donc au peuple sénégalais d’en juger.

Je ne changerai rien d’une  virgule : Macky diligente par derrière la traque des biens mal acquis supposés. C’est lui qui libère, emprisonne, inculpe à tout vent. Il est donc l’unique justicier, sélectionne qui il veut pour le punir ou le laisser libre, selon ses propres pulsions névrotiques. Ceux que l’on croit être des juges ou des procureurs, ne sont que de simples robots. 

 Celui qui se loge derrière les grilles d’un palais fétichiste, et qui s’apparente d’une respectabilité de pacotille, et qui  pourchasse à tout vent par ses auxiliaires de services brossés,   s’est abreuvé dans les mêmes poches, et jusqu’aujourd’hui. Et à combien s’élève le butin ?

En vérité, la droiture présumée fait abstraction totale sur la structure, encordée, qu’est l’Association bidon, « Servir le Sénégal, dirigée par Marième Faye et son propre frère, Daouda Faye, pour se servir elle-même et servir douteusement son mari, Macky Sall. 

Macky Sall, cet accident de l’histoire,  qui   s’est transmué allégrement  en  autocrate déclaré, du haut de son rang et par son ignorance sur un état régalien, diligente tout par derrière, en réalité,   instrumentalise,  infantilise, en  mettant  sa justice sens  dessus dessous,  et à son effigie. qu’il met  au pas, la considère comme ses jouets    chamboule de plus en plus  et  instrumentalise  par devers et par-dessus sa propre  justice de la sarabande, et ce,  pour  sa cause propre cause personnelle, et sur fond de trahison.   

Même la bande des griots et des bouffons, aussi riches miraculeusement, arrimés au totalitarisme d’un État mafieux, satellisé et  ethnicisé jusqu’à la lie, sont épargnés, mais cette justice agit ouvertement à double standard, et fait du zèle actif, lorsqu’il s’agit d’autres citoyens libres.

 Les  pires valets qui sont aux attaches du pouvoir d’état totalitaire deviennent des références et des notables. Une curiosité qui nous renseigne éloquemment sur l’exception d’un régime fantoche, totalitaire, pantouflard, se dégonfle par son foutoir- fourre-tout, reste curieusement  un  label partagé.




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