Covid-19 Et les surenchères surréalistes du consulat Général du Sénégal à Paris sur les passeports sénégalais. Par Ahmadou Diop CPC.




 Les propos  que j’utilise à l’encontre du consulat  Général du Sénégal  ne sont ni  déplacés, ni offensants, loin de là. Ce sont des vérités éternelles devant l’éternel.  Ne prenons aucun risque.  Agissons tous ensemble !

 IL faut que nous arrivions à démanteler la caste ethnique en bande organisée et son parrain, le vendu. Le 3 troisième illégal doit  nous servir  de déclic et de  catalyseur pour le virer et le juger à la place publique  en toute légitimité.. En ce moment là, nous  n’aurons aucun  compte à ne rendre à personne !  

 Quoique l’on puisse dire, les vieilles habitudes localement  usuelles, qui  ont la peau  dure, se transposent   textuellement  dans tous  les  consulats   généraux sénégalais.

 Et dans une certaine mesure,  la contagion mortelle, qui  demeure  le bouc émissaire,  n’est que   la face cachée de l’iceberg de ce qui se passe fréquemment  sur le terrain du crime. 

Ces pratiques condamnables restent un  tabou. Et le fatalisme et la résignation  aggravent de façon permanente  nos   éternelles  déconvenues et notre régression crescendo.    

Depuis presque un an, la crise sanitaire défraie hystériquement  la chronique, sert d’alibi  farfelu ou d’exutoire,-un foutoir-fourre tout,  est  désignée du doigt comme l’unique  coupable numéro un de la planète entière,  attire par devers tous  les projecteurs,  et cristallise  sans répit   les esprits.  Ici chez nous au Sénégal, on l’oublie souvent.  Le visible et l’invisible s’opposent. 

La corruption, ce mal endémique, ou ce crime, qui n’a que trop duré,  se  passe sous silence, et qui  gangrène dangereusement  notre  société, depuis des lustres.  

Tout citoyen, ou citoyenne, qui veut absolument  obtenir d’urgence, soit  un  état civil ,  soit  tout autre document administratif, indispensable, de quelque nature que ce soit, il faut nécessairement  faire  appel  à  des connaissances-  c’est-à-dire  des bras longs-  ou  mettre la main dans la poche, à défaut, la demande viellera dans les tiroirs,  sera  systématiquement  oubliée ou  classée sans autre forme. Cela devient  une norme établie.   

Les décrets inflationnistes d’urgence sanitaire et du couvre-feu, ou les symboles de l’escobarderie et du mimétisme renversant- je pèse bien mes mots- sont-ils vraiment  efficaces ou justifiés au Sénégal ?

Pour se défausser de tout et se décharger de tous ses reniements et ses renoncements incommensurables  qui sont à l’infini,  le tout répressif  qui mélange tout  et n’importe quoi,  sévit,  sert de rigueur et de surenchères tous azimuts. 

Et la malaria qui est aussi contagieuse que le covid-19 et à laquelle s’y ajoutent  en abondance mortifère  les autres maladies à ciel ouvert, n’ont  jamais  suscité la moindre  émotion dans le monde, ni l’objet de points de presse, continuent  pourtant de faire  plus de victimes au Sénégal et en Afrique.

 Toutes ces mesures autoritaires, qui sont empilées les unes après les autres relèvent-elles donc  d’un principe de précaution  ou d’une volonté du politiquement incapable, tendant à compenser son amateurisme certain,  pour  limiter par la ruse, la liberté d’expression et la circulation des citoyens, que l’on tient à museler  aussi  durablement, que cela sera nécessaire et au nom de «  la pandémie universaliste standardisée » ?

Ce qui est  déjà cocasse , c’est que celui qui bannit vertement  un état de droit, la transparence et la rupture, que sais-je encore, surfe et s’apitoie mordicus, telle une teigne,  sur la pandémie,  mais en même temps, a balayé et réduit au silence à bras raccourci tous ses adversaires politiques par sa justice politique,  interposée, passe maintenant  à la vitesse supérieure, tient absolument  à dissoudre le parti politique Pastef,  de sorte qu’il subisse   systématiquement  la peine de mort politique. 

Politiquement, rationnellement et raisonnablement, au nom de la morale, je m’interroge à juste titre  sur les dessous de la pandémie dans notre pays étrange et à la renverse, le Sénégal.

 Ici en hexagone, pour obtenir le fameux  sésame convoité, c’est-à-dire  la carte de séjour,  comme l’exige la loi française  il est impératif  de disposer, soit le  document  passeport valide, soit de la carte consulaire.  Comme on dit souvent, un malheur ne vient jamais seul. Et pour cause.  Décidément,  la contagion et les surenchères  sont devenues  une double peine irrecevable.

 Au nom de  la maladie universelle, qui est sortie de terre on ne sait où et comment,  le consulat général du Sénégal à Paris, continue à faire parler de lui, change radicalement son fusil d’épaule, ne tient  que  sur une ligne de crête,  puisque  ses services ne reçoivent exclusivement que sur rendez-vous,  au point que  les sénégalais installés à Paris, désemparés,  en paient  le prix fort, comme d’habitude. 

 Pour ce faire, les sénégalais, qui veulent avoir un rendez-vous et qui  sont dans l’impossibilité de fournir  des passeports valides,  peuvent  obtenir  la carte consulaire, et à condition  qu’ils  fassent la demande expresse et à l’adresse  e-mail du consulat général du Sénégal à Paris.  Cela complique davantage leur situation.

 Les demandes sont-elles si importantes que tout le personnel du consulat est submergé, au point qu’il se barricade ? Est-ce donc la chronique annoncée de l’apocalypse ou la fin du monde ?

 La contagion pandémique  ne doit  pas ni freiner, ni ralentir  les services  de  l’état sénégalais,  qui est lui-même une continuité prime sur tout.  Il n’y a pas  d’état sans un agrégat d’hommes et de femmes. C’est quoi donc la notion d’état ?

Selon la définition des experts en la matière, reprise par le baromètre   wikipedia,  l’état est une forme d’organisation que la société utilise pour s’orienter et se gérer. L’État désigne également un ensemble de personnes qui acceptent de s’imposer un ordre sous certaines conditions. 

Sur le plan juridique, « l’État peut être considéré comme l’ensemble des pouvoirs d’autorité et de contrainte collective que la nation possède sur les citoyens et les individus en vue de faire prévaloir ce qu’on appelle l’intérêt général, et avec une nuance éthique le bien public ou le bien commun ».

Un état digne de lui  a donc  l’obligation de  satisfaire à la demande légitime, urgente  de ses ressortissants  et à chaque instant.

À chaque situation exceptionnelle, des solutions exceptionnelles et pérennes. De surcroît, sans la participation directe des citoyens et des citoyennes, le chef de l’exécutif, communément appelé le président de la république, y compris tous les corps, qui se rattachent à lui,  n’auraient aucun pouvoir, peu ou prou, n’existeraient même pas, encore moins d’être des autorités, supposées comme telles.

 Aussi surréaliste que cela puisse paraître, l’obtention d’un passeport sénégalais  est devenu  un enfer  à ciel ouvert, un  casse-tête,  un moyen de chantage, de pression en permanence,  relève incontestablement d’un  véritable parcours du combattant, comme si il se mendie et se discute à coups d’interventions obligées  interposées ou  par une poignée d’euros en  toute discrétion.  Et ce n’est pas tout,  loin de là, puisque les pièces d’identité  deviennent elles aussi  un purgatoire, à l’exception des militants ou des militantes de l’apr les conquièrent en  cas de  besoin, et un quart de tour et sans trop de casse

Il y a donc  apparemment deux types de citoyens qui s’opposent, n’ont pas les mêmes droits. Les premiers bénéficient de privilèges incommensurables, indus et de passe-droits illimités, tandis que les seconds  présumés « d’avance  castés,  sont  considérés  comme des pestiférés » jusqu’à la lie, et sous l’autel «  d’intouchables maudits  »,  tels qu’ils en  existent en Inde.

La mission  régalienne d’un état  civilisé et  responsable, c’est  de garantir les services et  agir rapidement et en continu, et quelle que soit la situation insolite et  sa nature, mais bizarrement,  semble avoir d’autres priorités, que de satisfaire à la demande des sénégalais de l’extérieur. Ceux qui sont nommés des consuls généraux,  connaissent-ils vraiment   leurs missions ?

Les  autres consulats généraux du Sénégal, qui se trouvent dans l’hexagone,  s’inscrivent  tous  dans le même registre que celui de Paris.

 Les contribuables sénégalais, qui sont criblés d’impôts et de taxes de sortes, paient les diplomates de l’état sénégalais et tous les fonctionnaires.   Manifestement,  il y a lieu de parler des manquements et de dysfonctionnement en continu d’un état incurieux en faillite totale, face à ses obligations primaires.




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