MACKY SALL ET IDRISSA SECK SE DISPUTENT LE DÉSHONNEUR À LA PLACE PUBLIQUE. MAIS QUI SONT-ILS DONC ? PAR AHMADOU DIOP CPC.




En politique, l’erreur se paie cash et en toute logique. Avons-nous réellement un président normal ou un imposteur autocrate ? La réponse est si évidente qu’elle ne se discute point sous aucun prétexte. Les faits têtus parlent d’eux-mêmes sans équivoque. Point n’est besoin d’ergoter de midi à quatorze heures. Les autocrates satellites imposteurs sont comme des vis foirées dans le fer. Pour les décrocher de leur habitacle, il faut employer nécessairement les grands moyens imparables, c’est-à-dire des tenailles. C’est comme des huîtres sur leurs rochers.

On s’en souvient encore, en 2012. Le séjour douteux  à Princeton ne peut régenter la démocratie dans notre pays.  Nous avons tout vu et vécu. Halte, stop, trop, c’est trop, ça suffit maintenant ! Tout n’est pas permis !  Le Sénégal n’est  pas celui qui promeut la culture de la trahison  Qu’il se le tienne pour dit !

Celui  qui nous  vendait la marchandise avariée,  en  s’autoproclamant  déjà avant l’heure, le futur quatrième Président du Sénégal : « Je ne me suis pas enrichi à la faveur du pouvoir. Les seules ressources que mon passage au pouvoir a mises à ma disposition et qui renforcent mes moyens d’intervention politique et sociale, ce sont les fonds politiques que le président de la République lui-même m’a alloués de façon discrétionnaire ».  

Beaucoup d’eau a coulé sous les ponts. Car  sa  fortune colossale, immense, étalée au grand jour,  mal acquise, était donc  la  source de sa brouille avec son père putatif, Abdoulaye Wade.

 Quant à Macky Sall-himself  en chair et en os,   l’autre cambrioleur, qui est aussi riche que crésus,  reste  le casseur du siècle au Sénégal,  a planqué son magot gigantesque, dans des comptes bancaires ouverts à l’étranger, et à l’abri des regards indiscrets, dans une interview accordée  au journal américain FOREIGN AFFAIRS, disait ceci, je le cite : « j’ai  bénéficié de privilèges relatifs à ma position d’ancien premier ministre ».  

Que  s’est-il donc  passé ?  La guerre entre les deux a commencé au lendemain de l’embastillement  du premier ministre, Idrissa Seck, était  impliqué dans les chantiers de Thiès. Et depuis lors, la guerre à couteaux tirés et ce par les  salves et  les invectives cataclysmiques  pleuvaient tout azimut  de façon  réciproque à travers les  médias interposés, notamment  les 7 mds de Taiwan volatilisés dans les eaux troubles d’une certaine prairie corporatiste.

Après la parodie présidentielle de février 2019  à  couper le souffle, les auteurs des  piques mortifères,  aigres doux,  se  retrouvent entre eux, et font cause commune.   Et place maintenant aux retrouvailles des pègres des voleurs en bande organisée  et   au dialogue de forfaiture !   

Alors,  l’insaisissable  patron de REWMI,  qui se dressa la tète haute, droit dans ses bottes,  se  déclarait orbi et urbi  le cheval de Troie et  l’adversaire politique  numéro un, comme étant le paratonnerre   tranquille   contre  le maître  des reniements  exponentiels, fait subitement  volte-face, change radicalement sa trajectoire,  on ne sait par quelle mouche  l’a piqué, de façon inattendue,  le capitulard avec ses joutes épistolaires, le   président du Conseil départemental de Thiès.

Pourtant, curieusement,  le même  qui  était arrogant et   très bavard sur la gestion calamiteuse , hier, enterre étrangement  à bras raccourci  la hache de guerre,  se range au côté de son ennemi juré, allume « calumet de la paix », en échange de  la présidence   du Conseil économique social et environnemental- (CESE), où   la Galaxie  estampillée, clientéliste des déchets toxiques et  des rapines politiques.

Il faut le voir pour le croire. Chez les esbroufes tout est possible.  On change  son  braquet, comme  on change de  TARIXA d’un camp à l’autre, comme on change sa monture.  Comment peut-on se réclamer à la fois le prétendu chef de l’opposition, et s’ériger en même temps la marionnette de son adversaire ? C’est un non sens ou une tartufferie.   Ce n’est pas non plus  crédible,  mais immoral.

Soit  on s’oppose, soit on ne l’est pas.  On ne peut pas avoir les deux. Car on ne peut pas non plus  être dans l’appendice de la mal gouvernance, tout en étant le chef de l’opposition.  Il faut assumer et être conséquent et logique. 

 Décidément, on a vu tout, depuis l’arrivée par effraction  du flibustier au plus haut sommet de l’état sénégalais. Il  réussit tout par la baguette magique. C’est un conte de fée ou un envoûtement  divin ?

  Car les mêmes clowns qui se regardaient hier en chiens de faïence, se déshonorent indignement  à la place publique, se retrouvent, comme si rien n’était.  Leur culpabilité avérée et  leur  indécence correspondent à leur adn. Ce qui les unit est supérieur à ce qui les désunit.  

La frontière est ténue entre le premier et le second.   Par leur capacité de nuisance, les deux chapardeurs n’ont jamais eu aucune odeur de sainteté, malgré leur tapage médiatique à tambour battant. Comme on dit, derrière  des menteurs professionnels, se cachent toujours des voleurs. C’est du pareil au même.

Par leur  nombrilisme  congénital qui leur colle à la peau,  ils mélangent sciemment  baromètre et température, en associant   hystériquement  la  stratégie politique  et la malfaisance. Ils sont  loin  d’être des redresseurs de conscience, qu’ils prétendent  représenter,  mais   des comploteurs-  docteurs ès imposture, se servent eux-mêmes  gloutonnement,  au lieu de servir.  Ils ne s’encombrent d’aucune parcelle de moralité peu ou prou. 

Ce sont des tourniquets qui  changent constamment  au gré du vent et selon la météo,  et  récusent froidement ce qu’ils disent précédemment tout haut. Voilà donc le masque de théâtre  qui  ne roule que pour lui-même, relègue  le peuple  comme des citoyens de second rang   !

Commençons d’abord  par le premier, en l’occurrence, c’est-à-dire  celui qui s’arrogeait le parangon de la démocratie, de la rupture sobre, virtuose, transparente et efficience, que sais-je encore ?

Le 7 Novembre 2012,  pour rappel, j’ai publié sur mon blog un article, intitulé : «  Non Monsieur le Président de la République, gouverner, ce n’est pas synonyme d’un chèque en blanc ! » Par Ahmadou Diop.

Le discours : « Le parti avant la patrie » cache bien le scandale de « l’affaire Aliou Sall », frère du président et la galaxie des nominations hystériques. C’est la preuve matérielle d’une dilution des consciences. «  Je suis président de la république, je nomme donc qui je veux ». Les nominations à flot correspondent au personnage.

Cette fois-ci, je reviens vous dire  encore  que non seulement, vous n’avez pas respectée votre parole donnée, et ce, à quoi vous avez été élu en 2012, dans des conditions totalement  exceptionnelles, inédite, par dépit et à défaut, vous faites fi de toute morale, de toute décence. Et par-dessus tout,  vous nous avez habitués à des faux bonds, à nous mentir et nous mentir sur toute la ligne.

En sus, vous adoubez Idrissa Sec avec qui vous complotez, en le considérant comme le chef de l’opposition. Lequel avec votre complicité directe,  est à la tète du conseil économique social environnemental.   

J’enfonce le clou, en récidivant par un autre article que j’ai publié, le 7 octobre 2018 : « Kor Marième Faye : un Ingénieur Chimérique, Tribaliste de son Rang ? Par Ahmadou Diop.

Analysons  et voyons donc les faits qui parlent d’eux-mêmes ! Le bluffeur  n’a jamais été ni de près ni de loin un ingénieur physicien géologue.  Il [Macky Sall] ne va jamais montrer son diplôme  d’ingénieur à la place publique et  par crainte d’être démenti. En politique tout se tient.  Et  il le sait lui-même dans on for intérieur en lambeaux.  Nous connaissons  les ingénieurs qui sont  bien formés à bonne école.

C’est la même chose pour Idrissa Seck, qui s’inscrit mordicus  dans la théorie du complotisme.   Relisez  donc  ma chronique  du 13 Décembre 2011 : «   stratégies des rapines politiques des docteurs de l’imposture ! Par Ahmadou Diop.

Il faut que  Macky Sall et Idrissa Seck nous disent ce qu’ils  ont –il apporté d’exceptionnel,  de plus  au Sénégal, en  manière d’éthique, d’équité et de  recherches  économiques politiques pérennes, tangibles et durables en termes de progrès exponentiels, et surtout en   valeurs ajoutées visiblement partagées par la majorité des Sénégalais ?

À l’exception  du pape du SOPI, aucun soi-disant président de la république au Sénégal, n’a écrit un  seul ouvrage sur la question.  Ni  le défunt Senghor, le poète de la négritude politique,  ni Abdou Diouf, encore moins Macky et Idrissa Seck ne l’ont fait jusqu’ici  à ma connaissance. 

L’ex maire de la Cité du rail déclarait  publiquement que pour être libre d’esprit et travailler avec un tel personnage, il fallait absolument assurer soi-même son indépendance financière. A-t-il donc son  pari ?  Ce qui l’intéresse, c’est le pouvoir à tout prix. Peu importe les méthodes engagées.  La fin justifie les moyens. 

Il faut gagner la guerre à tout prix, quitte même à  outrepasser les règles élémentaires, conventionnelles de l’orthodoxie, admet-il en substance. Voilà donc le principe du roublard travesti en diable avec en bandoulière des sourates, pour  croire tromper tout un pays !  Légitimité ou la médiocrité dans la bassesse ?