Nouveau sauvetage de l’Open Arms : plus de 360 personnes à bord




Le navire humanitaire Open Arms de l’ONG espagnole Proactiva Open Arms a porté secours à une centaine de personnes supplémentaires dans la nuit de jeudi à vendredi. Il s’agit de la cinquième opération de sauvetage menée par le navire en 72 heures. Plus de 360 rescapés se trouvent désormais à bord.

L’Open Arms a effectué dans la nuit de jeudi 30 à vendredi 31 janvier une nouvelle opération de sauvetage, a indiqué sur Twitter l’ONG espagnole Proactiva Open Arms.

Une centaine de personnes qui se trouvaient sur une embarcation en bois ont alerté la plateforme téléphonique Alarm Phone. Celle-ci a prévenu les autorités et l’Open Arms. Le navire s’est mis à la recherche de l’embarcation et l’a trouvée dans la zone de recherche et secours (SAR zone) maltaise jeudi, tard dans la soirée. Deux évacuations ont eu lieu par la suite. Le navire humanitaire a donc désormais 363 rescapés à son bord.

Les migrants avaient quitté les côtes libyennes mercredi soir, a indiqué Alarm phone. Ce sauvetage est le cinquième effectué par l’Open Arms en 72 heures.

Le navire avait déjà porté secours à 102 migrants lors de deux opérations de sauvetage survenues dans la nuit du 27 au 28 janvier.

C’est la plateforme téléphonique Alarm Phone qui avait déjà donné l’alerte après avoir reçu des appels de détresse. Malgré des soucis techniques sur le moteur du navire, l’équipage de l’Open Arms avait mis le cap sur les embarcations en détresse. Il s’agit du seul navire présent dans la zone de sauvetage au large de la Libye.

Plus tard dans la journée du 28 janvier, l’Open Arms avait procédé à un troisième sauvetage à environ 30 miles nautiques de sa position initiale. Cette fois-ci, ce sont 79 personnes qui avaient été secourues, dont certaines nécessitant des soins médicaux.

Le 29, le navire était encore venu à l’aide d’une embarcation dans laquelle se trouvaient 45 personnes en mauvaise condition.

L’Alan Kurdi, de l’ONG allemande Sea-Eye, a, de son côté, remis les 77 personnes qui se trouvaient à son bord à un navire de garde-côtes maltais mercredi.

L’Aita Mari, des ONG espagnoles PROEM-AID et SMH, doit être de retour dans la zone de détresse au large de la Libye dans les prochains jours. Quant au Sea Watch 3, de l’ONG allemande Sea-Watch, il se trouve actuellement en Espagne pour une opération de maintenance. L’équipage espère être de retour au large de la Libye en février.