Stevie Wonder s’en prend à Trump sur sa vision du racisme




L’interprète de “Superstition” dénonce le racisme systémique, les violences policières et la “répression économique” visant les Noirs aux États-Unis.ÉTATS-UNIS – Voilà qui a le mérite d’être clair. L’icône de la musique Stevie Wonder a publié une vidéo de cinq minutes sur les réseaux sociaux, dans laquelle il livre un monologue saisissant contre le racisme.
L’interprète de “Superstition” y dénonce le racisme systémique, la brutalité policière et la “répression économique des Noirs et des bruns” aux États-Unis et a exhorté les gens à “agir d’avantage que de parler -déplacez vos pieds aux urnes et utilisez vos mains pour voter.”

Dans cette vidéo intitulée “L’univers nous regarde”, Stevie Wonder, 70 ans, n’évoque à aucun moment le nom de Donald Trump. Mais la référence au “commandant en chef” laisse peu de place au doute, comme le relèvent nos confrères du HuffPost américain.

Le musicien a en effet d’abord rappelé quelques-unes des déclarations controversées du président, comme le fait d’appeler des manifestants anti-racisme des “voyous” et de décrire Haïti et les nations africaines comme des “shithole” (pays de merde).

“Vous savez, c’est un triste jour où je vois mieux que votre vision 20/20”, a-t-il ajouté, faisait référence au fait qu’il est aveugle depuis la petite enfance. Comme le rappelle Le HuffPost américain, avant les élections de 2016, Stevie Wonder avait déclaré que voter pour Trump pour diriger le pays reviendrait à lui demander à lui, aveugle, de conduire une voiture.

“Le silence épouvantable de certains est assourdissant”

Il a ensuite averti: “Un jour, vous vous en mordrez les doigts. Parce que les actes parlent plus fort que les mots, et le silence épouvantable de certains est assourdissant”. Faisant référence au mouvement “Black Live Matter”, il a également ajouté :

“Les vies noires comptent, et ce n’est pas une autre tendance, un moment ou un hashtag numérique, viral. Ce doit être le début de la fin de tout ce bordel. Ce sont nos vies, littéralement. Oui, toutes les vies comptent. Mais elles ne comptent que lorsque la vie des Noirs compte aussi”.

Ceci avant de conclure: “L’univers nous regarde. Oubliez environ cent, mille ans à partir de maintenant. Qu’aurons-nous fait à cette époque l’an prochain? Je parle de vous. Je parle de moi. Je parle de tout le monde. Faisons quelque chose. Faisons la différence”.